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Faire revenir la biodiversité dans son jardin, un geste posé par 63 % des Français

La biodiversité au jardin se raconte souvent par ce qu’on y installe : un hôtel à insectes, une haie, un point d’eau. Le baromètre de l’Office français de la biodiversité la mesure autrement, au niveau des gestes du quotidien. Faire revenir la biodiversité chez soi arrive au septième rang des seize propositions testées, avec 63 % de réponses « je le fais déjà ».

En bref

Combien de Français font revenir la biodiversité dans leur jardin ?

En 2024, 63 % des personnes interrogées déclarent faire revenir la biodiversité dans leur jardin, leur terrasse ou leur balcon, et 24 % envisagent de le faire, selon le baromètre Harris Interactive pour l’Office français de la biodiversité. Le geste arrive au septième rang des seize gestes du quotidien testés, derrière la réduction du gaspillage et de la consommation.

63 %
déclarent faire revenir la biodiversité dans leur jardin, leur terrasse ou leur balcon

Le baromètre de l’Office français de la biodiversité est réalisé par Harris Interactive. La troisième vague a interrogé 2 000 personnes de 15 ans et plus par internet, du 27 mars au 2 avril 2024, après une première vague en mai 2018 et une deuxième en novembre 2022. Sa question sur les gestes du quotidien propose seize propositions et demande, pour chacune, si la personne la fait déjà ou pourrait la faire. Le jardin n’apparaît que dans une seule d’entre elles : faire revenir la biodiversité dans son jardin, sa terrasse ou son balcon. La réponse se répartit entre 63 % de « je le fais déjà », 24 % de « je pourrais le faire », 12 % de « non » et 1 % de personnes sans opinion.

Le jardin, septième des seize gestes testés

Geste du quotidienDéjà faitPourrait le faire
Éviter le gaspillage89 %8 %
Consommer moins72 %20 %
Faire des choses soi-même plutôt que de les acheter70 %19 %
Faire réparer ses objets plutôt que de les changer67 %25 %
Utiliser le vélo, la marche ou les transports en commun66 %19 %
Prendre moins l’avion65 %16 %
Faire revenir la biodiversité dans son jardin, sa terrasse ou son balcon63 %24 %
Utiliser des produits ménagers moins polluants59 %32 %
Manger moins de viande57 %20 %
Consommer le plus possible des aliments bio45 %31 %
Utiliser des produits cosmétiques bio44 %31 %
Faire un don à une association de protection de la nature22 %38 %
Participer à des actions de restauration de la biodiversité près de chez soi21 %49 %
Choisir une banque éthique et écologique20 %43 %
S’investir auprès des élus locaux pour protéger la nature autour de soi19 %39 %
Investir dans la finance verte17 %40 %

Réponses à la question « Parmi ces gestes du quotidien qui participent à préserver la biodiversité, lesquels faites-vous déjà ou pourriez-vous faire ? », posée à 2 000 personnes de 15 ans et plus du 27 mars au 2 avril 2024 par Harris Interactive pour l’Office français de la biodiversité. Les lignes suivent l’ordre de publication d’origine.

Six gestes devancent le jardin au classement du « déjà fait », et les premiers sont aussi les plus faciles à mener sans changer d’équipement : éviter le gaspillage, consommer moins, faire soi-même, faire réparer. Le jardin n’apparaît que dans une seule des seize propositions, sous l’intitulé « faire revenir la biodiversité dans son jardin, sa terrasse ou son balcon ». Lu en potentiel, en additionnant le « déjà fait » et le « pourrais le faire », le jardin remonte au sixième rang avec 87 %, contre 97 % pour le gaspillage. Les cinq derniers du classement portent tous sur des actions qui dépassent le cadre de son propre extérieur : faire un don à une association, participer à des actions de restauration près de chez soi, choisir une banque éthique, s’investir auprès des élus locaux, investir dans la finance verte. Ce sont eux qui recueillent les plus fortes intentions, jusqu’à 49 % pour la restauration des milieux près de chez soi. Les gestes que l’on peut poser chez soi sont donc majoritairement déjà faits, tandis que ceux qui demandent d’agir avec d’autres restent à engager, avec les intentions les plus fortes du baromètre.

Un socle d’opinion qui bouge peu d’une vague à l’autre

99 %
ont déjà entendu parler de biodiversité, 95 % en 2022 et 96 % en 2018
52 %
savent précisément ce qu’est la biodiversité, 45 % en 2022 et 37 % en 2018
87 %
pensent qu’il est encore temps d’agir, 86 % en 2018 et 85 % en 2022

Le baromètre ne mesure pas seulement des gestes. Il demande aussi ce que le public sait, et ce qu’il croit pouvoir. La notoriété du mot est acquise depuis longtemps, mais la connaissance précise progresse nettement : 52 % des personnes interrogées savent de quoi il s’agit en 2024, après 45 % en 2022 et 37 % en 2018. Sur l’action, 87 % estiment qu’il est encore temps d’agir pour préserver la biodiversité et 12 % qu’il est trop tard, un partage presque identique à celui de 2018 et de 2022. Dans le même sondage, 78 % jugent la perte de biodiversité d’origine humaine, douze points de plus qu’en 2022, contre 15 % qui la disent naturelle.

Deux précautions avant de lire ces parts. Le baromètre publie des déclarations, pas des relevés : personne n’a compté les insectes ni les oiseaux de ces jardins, et 47 % des personnes interrogées en ont entendu parler sans savoir précisément de quoi il s’agit, quand 1 % n’en ont jamais entendu parler. Ensuite, il ne détaille aucun aménagement. Ni les refuges, ni les nichoirs, ni les hôtels à insectes, ni les haies, ni les points d’eau ne font l’objet d’une ligne : le geste est posé en bloc, et la part des 63 % qui ont installé quelque chose de précis n’est pas publiée. Une autre enquête répond en partie, en mars 2025, en situant à 42 % des détenteurs de jardin ceux qui ont implanté des refuges pour la biodiversité ; notre fiche sur le jardin et le changement climatique publie ce repère avec les autres pratiques qu’elle mesure.

Pour un jardin ou un balcon, ces 63 % disent surtout que le geste est courant et qu’il ne demande pas d’équipement particulier : laisser une zone moins tondue, un tas de bois, une haie qui fleurit, ou poser un abri. Sur ce point, notre guide pour choisir un hôtel à insectes détaille ce qui distingue les modèles, et le rayon hôtels à insectes rassemble les abris disponibles. Si votre extérieur se limite à un balcon, la fiche sur le jardinage sur balcon et terrasse donne les chiffres de cette pratique, et celle sur l’adaptation du jardin au changement climatique rassemble les gestes déjà mis en œuvre, arrosage et pelouse compris.

Questions fréquentes

Que recouvre le geste « faire revenir la biodiversité dans son jardin » ?
Le baromètre ne publie que l’intitulé de la proposition, sans liste d’aménagements derrière : planter des végétaux qui nourrissent les insectes, laisser un coin sauvage, poser un abri ou creuser un point d’eau entrent tous dans la même réponse. Aucun détail par pratique n’est publié, ni la part des personnes interrogées qui possèdent un nichoir ou un hôtel à insectes.
Le 63 % porte-t-il sur les seuls détenteurs de jardin ?
Non. La question a été posée à 2 000 personnes de 15 ans et plus, sans condition de posséder un extérieur, et l’intitulé retient trois espaces possibles : le jardin, la terrasse ou le balcon. Le baromètre ne publie ni la part des personnes interrogées qui disposent de l’un de ces trois espaces, ni un résultat limité à celles qui en ont un.
Pourquoi le jardin n’arrive-t-il qu’en septième position ?
La liste des seize gestes mélange des actes du quotidien très installés, comme éviter le gaspillage à 89 %, et des actions plus engageantes. Le jardin se classe septième au « déjà fait », avec 63 %, mais sixième en potentiel : 24 % des personnes interrogées envisagent de le faire, ce qui porte le total à 87 %.
Le baromètre dit-il combien de jardiniers posent des refuges ?
Non, il ne pose pas la question. L’Office français de la biodiversité interroge sur un geste unique, sans distinguer les aménagements. Pour les refuges, le repère vient du baromètre de l’Unep, réalisé par l’Ifop en mars 2025 : 42 % des détenteurs de jardin y déclarent en avoir implanté pour la biodiversité.
Le baromètre mesure-t-il un effet sur les insectes et les oiseaux ?
Non. Ce sont des réponses déclaratives sur des gestes, et non un comptage d’espèces dans les jardins. La même enquête mesure une opinion : 87 % des personnes interrogées estiment qu’il est encore temps d’agir pour préserver la biodiversité, 12 % qu’il est trop tard, 1 % ne se prononce pas.

Sources

  1. Office français de la biodiversité, étude réalisée par Harris Interactive, Perception de la biodiversité par les Français, baromètre 2024 : connaissance de la biodiversité, gestes du quotidien déjà posés ou envisagés, opinion sur l’action possible, résultats des vagues 2018, 2022 et 2024, enquête par internet du 27 mars au 2 avril 2024 auprès d’un échantillon de 2 000 Français de 15 ans et plus, consultée le 27 septembre 2026.

Fiche publiée le 27 septembre 2026, mise à jour le 27 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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