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Les modes d’irrigation des surfaces irriguées en France

Aspersion, micro-irrigation, irrigation de surface : ce que chaque technique couvre, les cultures qu’elle sert, les régions où elle domine et l’eau qu’elle laisse repartir au milieu.

En bref

Quelle part des surfaces irriguées est arrosée par un équipement localisé ?

En 2020, les équipements localisés, micro-aspersion et goutte-à-goutte réunis, couvrent 8 % de la superficie irriguée en France métropolitaine. L’aspersion reste le mode dominant, avec 87 % des surfaces, devant l’irrigation de surface par gravité, 5 %. Les trois parts totalisent 100 % (France Stratégie, note d’analyse n° 136, avril 2024).

8 %
de la superficie irriguée française est arrosée par un équipement localisé, micro-aspersion et goutte-à-goutte réunis, en 2020

Apporter l’eau au pied de la plante plutôt que sur toute la parcelle : c’est le principe des équipements localisés, dont le goutte-à-goutte fait partie. En 2020, la micro-irrigation, qui réunit la micro-aspersion et le goutte-à-goutte, couvrait 8 % de la superficie irriguée de la France métropolitaine, d’après l’encadré 2 de la note d’analyse n° 136 publiée par France Stratégie en avril 2024. Le reste se partage entre deux autres techniques, l’aspersion et l’irrigation de surface.

Trois techniques se partagent la surface irriguée

TechniquePart des surfaces en 2020Comment l’eau arrive à la plante
Aspersion87 %canalisations sous pression et arroseurs en surface : enrouleur, rampe ou pivot
Micro-irrigation et goutte-à-goutte8 %tuyaux suspendus, posés au sol ou enterrés, sous faible pression, eau par intermittence
Irrigation de surface, par gravité5 %réseau de canaux et de rigoles, l’eau avance par gravité

Parts des surfaces irriguées en France métropolitaine en 2020. La note retient la surface totale irrigable pour l’aspersion et pour l’irrigation de surface, et la superficie totale irriguée pour la micro-irrigation ; les trois parts totalisent 100 %. Source : France Stratégie, note d’analyse n° 136, avril 2024, encadré 2.

L’aspersion reste de loin le mode dominant, avec 87 % des surfaces : elle projette l’eau sous pression depuis des arroseurs installés en surface, sous trois formes, l’enrouleur, la rampe et le pivot. La micro-irrigation, elle, achemine l’eau sous faible pression par des tuyaux suspendus, posés au sol ou enterrés, et la délivre par intermittence. La note la décrit comme réservée aux cultures à forte valeur ajoutée : vergers, vignes, cultures maraîchères et florales, et cultures sous serres.

Ce que chaque technique laisse derrière elle

  • Micro-irrigation : presque toute l’eau apportée est consommée, incorporée par les plantes ou évapotranspirée.
  • Aspersion : 20 % à 30 % de l’eau dérive, est drainée ou ruisselle, et 10 % rejoignent in fine les milieux.
  • Irrigation gravitaire : 40 % à 80 % de l’eau d’irrigation rejoignent la nappe dans les travaux conduits dans le sud de la France.

L’irrigation de surface, qui concerne 5 % des surfaces, est une spécificité du sud de la France : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc, Drôme, Pyrénées-Orientales et Corse. Du fait de sa faible efficacité, elle participe à réalimenter les milieux naturels.

Ce que ça change pour votre jardin

À l’échelle d’un jardin, l’arbitrage ressemble à celui d’une exploitation : un goutte-à-goutte apporte l’eau au pied de chaque plant et en perd très peu, quand un arrosage par aspersion laisse une partie de l’eau dériver ou ruisseler. Le calculateur de goutte-à-goutte estime l’eau économisée et le retour sur investissement d’un kit, et notre fiche L’eau d’arrosage des jardins situe la part de l’arrosage dans la consommation d’un foyer.

Source : France Stratégie, Prélèvements et consommations d’eau : quels enjeux et quels usages ?, note d’analyse n° 136, avril 2024, encadré 2 page 13. Les parts portent sur la France métropolitaine et viennent de calculs de France Stratégie sur la base de données du recensement général agricole de 2020.

Questions fréquentes

Quelle technique d’irrigation domine en France ?
L’aspersion, avec 87 % des surfaces irriguées en 2020. Elle est suivie de la micro-irrigation, 8 %, et de l’irrigation de surface par gravité, 5 %. Ces parts portent sur la France métropolitaine, d’après la note d’analyse n° 136 de France Stratégie.
À quelles cultures la micro-irrigation est-elle réservée ?
Aux cultures à forte valeur ajoutée : vergers, vignes, cultures maraîchères et florales, et cultures sous serres. La note précise qu’elle achemine l’eau sous faible pression, par des tuyaux suspendus, posés au sol ou enterrés, et qu’elle la délivre par intermittence.
Quelle technique d’irrigation perd le plus d’eau ?
L’irrigation de surface par gravité, dont 40 % à 80 % de l’eau d’irrigation rejoignent la nappe dans les travaux conduits dans le sud de la France. À l’inverse, la micro-irrigation est considérée comme consommant presque toute l’eau qu’elle apporte.
Où l’irrigation par gravité est-elle pratiquée ?
Dans le sud de la France : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc, Drôme, Pyrénées-Orientales et Corse. Elle y est une spécificité, et du fait de sa faible efficacité, elle participe à réalimenter les milieux naturels.

Sources

  1. France Stratégie, Prélèvements et consommations d’eau : quels enjeux et quels usages ?, note d’analyse n° 136, calculs à partir de la Banque nationale des prélèvements quantitatifs en eau (OFB) et de la synthèse SDES 2023, avril 2024.

Fiche publiée le 27 septembre 2026, mise à jour le 27 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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