Aller au contenu principal

Retours sous 30 jours. Détails

Jarditips

Où est produit le miel en France, région par région

Le miel français a une carte : les apiculteurs se pressent dans le Sud et l’Est, une ruche rend près du double en Occitanie qu’en Bretagne, et la mauvaise récolte de 2024 n’a épargné que deux régions. Voici les repères régionaux publiés par FranceAgriMer.

En bref

Où est produit le miel en France, et quelles régions produisent le plus ?

La filière apicole se concentre dans le Sud et l’Est : l’Auvergne-Rhône-Alpes réunit 20,4 % des apiculteurs déclarés, le Grand-Est 12,3 %, la Nouvelle-Aquitaine 11,6 % et l’Occitanie 10,2 %, d’après l’Observatoire de la production de miel 2024 de FranceAgriMer. La récolte 2024 recule presque partout, jusqu’à - 60 % en Bourgogne-Franche-Comté, sauf en Occitanie (+ 9 %) et en Corse (+ 26 %).

20,4 %
des apiculteurs français déclarés exercent en Auvergne-Rhône-Alpes, première région apicole, données 2024

L’Observatoire de la production de miel et de gelée royale de FranceAgriMer décrit la géographie de la filière par trois entrées : où sont les apiculteurs, combien rend une ruche selon la région, et comment la récolte a bougé d’une année sur l’autre. Ces trois repères ne racontent pas la même carte, et c’est ce qui rend la lecture intéressante : une région peut réunir beaucoup d’apiculteurs et afficher un rendement moyen modeste.

Les apiculteurs se concentrent dans le Sud et l’Est

Auvergne-Rhône-Alpes20,4 %
Grand-Est12,3 %
Nouvelle-Aquitaine11,6 %
Occitanie10,2 %
DOM1,4 %

Part de chaque région dans les 68 571 apiculteurs déclarés auprès de la DGAL, données 2024. Ces cinq entrées totalisent 55,9 % du total, le reste se répartit entre les autres régions. Le document relève que les apiculteurs sont moins nombreux au Nord-Ouest du territoire. Source : Observatoire de la production de miel et de gelée royale 2024, FranceAgriMer.

L’Auvergne-Rhône-Alpes détient donc un apiculteur sur cinq, et le Grand-Est devance la Nouvelle-Aquitaine de moins d’un point. L’Occitanie, quatrième région pour le nombre d’apiculteurs, joue un autre rôle : c’est la seule région de France, avec la Corse, dont la récolte a progressé en 2024. Le nombre total d’apiculteurs déclarés, le cheptel de ruches et le rendement moyen national sont détaillés dans la fiche sur les apiculteurs et les ruches en France.

Une ruche rend près du double en Occitanie qu’en Bretagne

RégionRendement 2024Comparaison avec 2023
Occitanie19,1 kg par ruchemême niveau qu’en 2023
Centre-Val de Loireplus de 20 kg par rucheseule région à franchir ce seuil
Bourgogne-Franche-Comté13,2 kg par ruche35,5 kg par ruche en 2023
Grand-Est11,8 kg par ruche32,3 kg par ruche en 2023
Bretagne9,8 kg par ruchenon publié

Rendement moyen en miel par ruche mise en production, par région, campagne 2024. Le rendement national tombe à 15,2 kg par ruche, contre 22,5 kg en 2023. L’observatoire signale que les rendements restent très variables d’un apiculteur à l’autre et d’une région à l’autre, et que la tendance est baissière dans la plupart des régions du Nord. Source : Observatoire de la production de miel et de gelée royale 2024, FranceAgriMer.

Deux régions du Nord-Est ont perdu plus de la moitié de leur rendement en un an : la Bourgogne-Franche-Comté passe de 35,5 à 13,2 kg par ruche, le Grand-Est de 32,3 à 11,8 kg. La Bretagne affiche le rendement le plus faible du pays, 9,8 kg par ruche, conséquence de mauvaises conditions tout au long de la saison. Dans le Sud, la baisse est plus douce : l’Occitanie et la Corse conservent les niveaux de 2023, et l’Occitanie affiche 19,1 kg par ruche.

2024 : deux régions en hausse, le reste en recul

RégionVariation de la récolte 2024 / 2023
Corse+ 26 %
Occitanie+ 9 %
Pays de la Loire- 8 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur- 17 %
DOM- 36 %
Bretagne- 46 %
Grand-Est- 59 %
Bourgogne-Franche-Comté- 60 %

Évolution de la production de miel de chaque région entre 2023 et 2024, en pourcentage des volumes. La Bourgogne-Franche-Comté récolte moins de 1 200 tonnes contre près de 3 000 tonnes en 2023, et le Grand-Est a subi la sécheresse puis les fortes pluies du printemps en Alsace et dans les Vosges. Source : Observatoire de la production de miel et de gelée royale 2024, FranceAgriMer.

Le printemps 2024 a été pluvieux et froid sur une grande partie du pays, ce qui a empêché les abeilles de sortir butiner : les miellées de printemps ne pèsent que 9,6 % des volumes de l’année, contre 25 % pour les toutes fleurs d’été. La pression des bioagresseurs a été plus faible qu’en 2023 en métropole, le frelon asiatique ayant été plus discret pendant l’été, mais elle reste forte dans les DOM, où le varroa sévit notamment à La Réunion et en Guadeloupe. Source : Observatoire de la production de miel et de gelée royale 2024, FranceAgriMer.

La transhumance dessine une autre carte

Un quart de la récolte française, 25,3 %, est produit en transhumance, cette pratique qui consiste à déplacer les ruches vers les miellées successives. Elle est très inégalement répartie : en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 51 % des volumes régionaux viennent de ruches transhumantes, et 40 % en Occitanie. À l’inverse, la Bretagne ne produit que 2 % de son miel en transhumance, et les Pays de la Loire 24 %. Seuls 7,3 % des apiculteurs français transhument, mais la pratique grimpe à 64,2 % chez les exploitations de plus de 400 ruches.

Pour situer ces repères régionaux, rappelons le cadre national : 21 585 tonnes de miel produites en 2024, contre 29 857 tonnes en 2023. La baisse vient du rendement, pas du cheptel, qui continue de progresser. Si vous cherchez à comprendre ce que demande une colonie au fil des saisons, notre calendrier des semis et des travaux au jardin vous donne les repères de l’année, et la fiche apiculteurs et ruches en France détaille la taille des exploitations, le miel bio et les circuits de vente.

Ces repères viennent de la synthèse de l’Observatoire de la production de miel, de gelée royale et des autres produits de la ruche, données 2024, publiée par FranceAgriMer en juillet 2025. Les résultats reposent sur les réponses de 5,8 % des apiculteurs déclarés : ce sont des résultats d’enquête extrapolés, pas un comptage exhaustif. Les parts régionales d’apiculteurs portent sur les déclarations faites auprès de la DGAL, un recensement administratif dans lequel les DOM sont réputés sous-déclarés.

Questions fréquentes

Quelle région produit le plus de miel en France ?
L’observatoire détaille la répartition des apiculteurs plutôt que les tonnages régionaux. L’Auvergne-Rhône-Alpes réunit 20,4 % des 68 571 apiculteurs déclarés en 2024, le Grand-Est 12,3 %, la Nouvelle-Aquitaine 11,6 % et l’Occitanie 10,2 %. L’Occitanie et la Corse sont les deux seules régions dont la récolte a augmenté, de 9 % et 26 %.
Pourquoi la récolte a-t-elle chuté en Bourgogne-Franche-Comté ?
La région perd 60 % de sa production en un an, passant de près de 3 000 tonnes à moins de 1 200 tonnes. Le rendement s’effondre de 35,5 à 13,2 kg par ruche. Le document rattache ces chutes au printemps très pluvieux et froid qui a empêché les abeilles de butiner, avec une sécheresse suivie de fortes pluies en Alsace et dans les Vosges pour le Grand-Est, à - 59 %.
Quelle région a le meilleur rendement par ruche ?
L’Occitanie affiche 19,1 kg par ruche en 2024, le meilleur niveau cité par l’observatoire, stable par rapport à 2023. Le Centre-Val de Loire est la seule région à franchir la barre des 20 kg par ruche. À l’opposé, la Bretagne tombe à 9,8 kg par ruche et le Grand-Est à 11,8 kg, contre 32,3 kg l’année précédente.
Qu’est-ce que la transhumance apicole ?
C’est le déplacement des ruches vers les miellées successives, pour élargir la gamme de miels produits. Elle concerne 7,3 % des apiculteurs français mais 64,2 % des exploitations de plus de 400 ruches, et fournit 25,3 % de la production nationale de 2024. Elle est très développée en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 51 % des volumes régionaux, et en Occitanie, 40 %, contre 2 % en Bretagne.

Sources

  1. FranceAgriMer, enquête du cabinet Agrex Consulting, Observatoire 2025 de la production de miel, de gelée royale et des autres produits de la ruche, données 2024, édition de juillet 2025, consultée le 28 septembre 2026.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

Dans le même hub

Voir tous les chiffres du jardin en France