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Tri des déchets organiques : 13,2 % des trieurs trient les trois catégories

Séparer ses épluchures ne suffit pas à trier tous ses déchets organiques. Une fois les trois familles recoupées, un trieur sur huit seulement mène le tri jusqu’au bout, d’après l’enquête nationale de l’ADEME.

En bref

Quelle part des Français trie l’ensemble de ses déchets organiques ?

Dans l’enquête ADEME 2024, 13,2 % des personnes qui trient leurs déchets alimentaires trient aussi les trois catégories de déchets organiques : épluchures et restes de repas, restes carnés, papiers usagés. Les 86,8 % restantes n’en trient qu’une partie, le plus souvent parce que leurs mouchoirs ou leurs restes de viande repartent encore à la poubelle classique.

Le tri des déchets alimentaires se joue en trois familles : les épluchures, restes de repas, fruits et légumes abîmés, marc de café, feuilles de thé ; les restes de viande et de poisson ; les mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier utilisés. L’enquête nationale de l’ADEME sur le tri à la source des biodéchets a demandé séparément, sur un panel de 1 023 personnes représentatives de la métropole interrogées en janvier 2024, ce que chacune devenait. Puis le rapport a recoupé les trois réponses pour compter les personnes qui les trient toutes, page 24.

13,2 %
des personnes qui trient séparent les trois familles de déchets organiques.

Tout ou partie, sans entre-deux

Oui13,2 %
Non86,8 %

Part des répondants triant l’ensemble de leurs déchets organiques, figure 38 page 24. Source : enquête ADEME et Qualitest, édition avril 2025.

La planche est un camembert à deux parts : 13,2 % en oui, 86,8 % en non. Le rapport le commente d’une phrase, « seuls 13,2 % des répondants trient l’ensemble de leurs déchets biodégradables ». Autrement dit, l’écart entre trier un peu et trier tout est large : la grande majorité des personnes qui ont adopté le geste l’appliquent à une partie seulement de leurs déchets organiques.

Les deux familles qui restent au bord du chemin

Le rapport donne le détail par famille sur le même groupe de trieurs, et il explique l’écart. Les restes de viande et de poisson d’abord : 37,6 % repartent avec les ordures ménagères, alors même que les épluchures sont triées, comme le détaille le devenir des déchets carnés. Les papiers usagés ensuite : plus de la moitié des trieurs jettent leurs mouchoirs, essuie-tout et serviettes dans la poubelle classique, et 15,7 % seulement les compostent. Ce sont ces deux familles qui séparent un tri partiel d’un tri complet.

  • Épluchures, restes de repas, fruits et légumes abîmés, marc de café, feuilles de thé : la famille la mieux triée, compostée par près de deux trieurs sur trois.
  • Restes de viande et de poisson : refusés ou déconseillés par certaines consignes de compostage, encore jetés à la poubelle classique par 37,6 % des trieurs.
  • Mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier utilisés : la famille la moins triée, plus de la moitié part à la poubelle classique.

La figure 38 ne décrit pas les Français dans leur ensemble. Sa planche restreint la mesure aux personnes qui trient déjà leurs déchets alimentaires et qui ne mêlent pas leurs épluchures aux ordures ménagères, la même base que les figures 35 à 37. Le rapport chiffre ce groupe à 56,1 % de son échantillon (figure 33, page 22), après avoir écarté les personnes qui déclarent trier tout en jetant leurs épluchures à la poubelle classique, près de 17 % de celles qui déclaraient trier. Les 13,2 % se lisent donc sur ces trieurs-là. La prose du rapport écrit « 13,2 % des répondants » sans rappeler la restriction, la planche fait foi.

Ce chiffre mesure une déclaration de pratique, pas la composition d’un bac : la part des personnes qui compostent se lit dans une autre enquête de l’ADEME, et les solutions connues dans ce que les gens citent spontanément. Pour viser le tri complet chez vous, le plus simple est de vérifier ce que votre composteur accepte et à quel rythme l’alimenter : voyez quelle contenance prévoir, le rythme des apports et notre rayon composteurs.

Questions fréquentes

Combien de personnes trient vraiment tous leurs déchets organiques ?
13,2 % des personnes qui trient leurs déchets alimentaires trient aussi les trois familles recoupées par l’enquête : les épluchures et restes de repas, les restes de viande et de poisson, et les mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier. Les 86,8 % restantes n’en trient qu’une partie, le plus souvent parce que les restes carnés ou les papiers usagés finissent encore à la poubelle classique.
Ce taux vaut-il pour l’ensemble de la population française ?
Non. La figure 38 se lit sur le sous-groupe qui trie sans jeter ses épluchures avec les ordures ménagères, que le rapport chiffre à 56,1 % de son échantillon. Les 13,2 % décrivent ces trieurs-là, pas les 1 023 personnes interrogées ni la population française entière.
Pourquoi le tri complet est-il si rare ?
Parce que deux familles de déchets organiques restent souvent à l’écart. Les restes de viande et de poisson sont refusés ou déconseillés par certaines consignes de compostage, et 37,6 % des trieurs les déposent encore avec les ordures ménagères. Les mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier sont la famille la moins triée : plus de la moitié des trieurs les mettent à la poubelle classique, et 15,7 % seulement les compostent.
Faut-il trier les mouchoirs et essuie-tout avec les déchets alimentaires ?
L’enquête les compte parmi les déchets organiques et constate qu’ils sont rarement triés : plus de la moitié des trieurs les jettent à la poubelle classique, 15,7 % les compostent et 13 % les déposent dans un bac spécifique. Le rapport cite aussi deux autres réponses, la poubelle de recyclage et le brûlage à la cheminée, sans les recommander.

Sources

  1. ADEME, Enquête nationale sur le tri à la source des biodéchets, sondage 2024 des pratiques grand public, ADEME et Qualitest, 61 pages, enquête 2024, édition avril 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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