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Tri des déchets carnés : 37,6 % des trieurs mettent encore les restes de viande et de poisson aux ordures ménagères

Le tri des restes carnés reste en retrait de celui des épluchures : plus d’un tiers des trieurs les mettent encore à la poubelle classique, et ceux qui les trient les donnent d’abord aux animaux.

En bref

Que font les Français des restes de viande et de poisson ?

Dans l’enquête ADEME 2024, 26,4 % des personnes qui trient donnent les restes de viande et de poisson aux animaux et 14,3 % les compostent. Plus d’un tiers, 37,6 %, continuent de les jeter à la poubelle classique alors qu’ils séparent leurs épluchures.

Tous les déchets alimentaires se compostent, mais beaucoup de consignes de tri refusent ou déconseillent les restes carnés, le plus souvent par peur des nuisances. L’enquête nationale de l’ADEME sur le tri à la source des biodéchets a donc posé la question à part. Deux planches se répondent, page 23 du rapport : la figure 36 détaille le devenir des restes de viande et de poisson, la figure 35 celui des épluchures, restes de repas, fruits ou légumes abîmés, marc de café et feuilles de thé. Attention à la base de chacune, elle n’est pas la même dans les deux cas.

26,4 %
des personnes qui trient donnent les restes de viande et de poisson aux animaux.

Les restes carnés, barre par barre

Poubelle classique des ordures ménagères37,6 %
Donnés aux animaux26,4 %
Compostage individuel ou partagé14,3 %
Bac spécifique dédié, collecté à part10,9 %
Point d’apport volontaire (borne collective)7,7 %
Autre (préciser)3,0 %

Gestion des restes de viandes et de poissons, données recalculées, figure 36 page 23. Source : enquête ADEME et Qualitest, édition avril 2025.

La première barre de la figure 36 est celle de la poubelle classique : 37,6 % des personnes interrogées jettent leurs restes de viande et de poisson aux ordures ménagères, alors qu’elles trient par ailleurs leurs épluchures et leurs restes de repas. Pour les autres, la solution la plus fréquente est de nourrir les animaux, 26,4 %, avant le compostage, 14,3 %. Le rapport résume le reste en une phrase : près de deux personnes sur trois qui trient leurs épluchures trient aussi leurs restes carnés.

Les épluchures, cette fois projetées sur tout le pays

36,1 %
de la population composte ses épluchures et restes de repas
7,4 %
les donne aux animaux
12,2 %
passe par une collecte en point d’apport volontaire ou en porte-à-porte
Compostage individuel ou partagé36,1 %
Donnés aux animaux7,4 %
Bac spécifique dédié, collecté à part6,7 %
Point d’apport volontaire (borne collective)5,5 %
Autre (préciser)0,4 %

Gestion des épluchures, restes de repas, fruits ou légumes abîmés, marc de café et feuilles de thé, données recalculées et projetées à l’ensemble de la population totale, figure 35 page 23. Source : enquête ADEME et Qualitest, édition avril 2025.

Deux repères pour lire la figure 35 sans se tromper de base. D’abord, ses cinq barres ne totalisent pas 100 % : leur somme fait 56,1 %, la part des personnes interrogées qui trient après exclusion de celles qui jettent leurs épluchures à la poubelle classique. La poubelle classique n’y figure donc pas, par construction. Ensuite, les 12,2 % de la prose du rapport sont la somme des deux modes de collecte proposés par la collectivité, le bac dédié, 6,7 %, et la borne collective, 5,5 %. Sur la figure 36, le rapport nomme « collecte en porte-à-porte » la barre que la planche intitule « bac spécifique dédié aux déchets alimentaires et collectés à part », à 10,9 % dans les deux cas.

Ces deux planches disent la destination déclarée des déchets, pas la pratique du compostage elle-même : la part des Français qui compostent se lit dans une autre enquête de l’ADEME, avec un autre périmètre. Pour votre installation, le tri des restes carnés décide surtout du volume et de la fréquence de vos apports : voyez quelle contenance prévoir, le rythme des apports au composteur et ce que réclament les non-trieurs. Notre rayon composteurs regroupe les modèles adaptés à une cuisine comme à un jardin.

Questions fréquentes

Où vont les restes de viande et de poisson quand on ne les composte pas ?
La destination la plus fréquente reste la poubelle classique, pour 37,6 % des personnes qui trient pourtant leurs épluchures. Viennent ensuite les animaux, 26,4 %, puis le compostage, 14,3 %, le bac dédié collecté à part, 10,9 %, et la borne collective, 7,7 %. Dans le rapport, près de deux trieurs d’épluchures sur trois trient aussi leurs restes carnés.
Peut-on mettre les restes de viande et de poisson au compost ?
L’enquête ne tranche pas à la place des collectivités : elle rappelle que tous les déchets alimentaires se compostent, mais que certaines consignes de tri refusent ou déconseillent les restes carnés, généralement par peur de nuisances. C’est cette réserve qui explique le poids des ordures ménagères et des animaux dans les réponses, alors que le compostage arrive en troisième position des restes carnés.
Pourquoi le total des barres de la figure 35 ne fait-il pas 100 % ?
La figure 35 porte sur le seul groupe qui trie, une fois écartés les répondants dont les épluchures partent à la poubelle classique. Ses cinq barres additionnées donnent 56,1 %, la part que ce groupe représente dans l’échantillon, et non la population entière : la poubelle classique n’apparaît donc pas dans cette planche, contrairement à la figure 36.
Les chiffres des restes carnés valent-ils pour toute la population ?
Non, la figure 36 décrit uniquement les personnes qui trient déjà et dont les épluchures ne partent pas à la poubelle classique, soit un peu plus d’un répondant sur deux. La figure 35 projette les mêmes réponses à l’échelle nationale, mais seulement pour les épluchures et restes de repas, sous l’hypothèse que le groupe des trieurs est représentatif.

Sources

  1. ADEME, Enquête nationale sur le tri à la source des biodéchets, sondage 2024 des pratiques grand public, ADEME et Qualitest, 61 pages, enquête 2024, édition avril 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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