Tous les déchets alimentaires se compostent, mais beaucoup de consignes de tri refusent ou déconseillent les restes carnés, le plus souvent par peur des nuisances. L’enquête nationale de l’ADEME sur le tri à la source des biodéchets a donc posé la question à part. Deux planches se répondent, page 23 du rapport : la figure 36 détaille le devenir des restes de viande et de poisson, la figure 35 celui des épluchures, restes de repas, fruits ou légumes abîmés, marc de café et feuilles de thé. Attention à la base de chacune, elle n’est pas la même dans les deux cas.
Les restes carnés, barre par barre
Gestion des restes de viandes et de poissons, données recalculées, figure 36 page 23. Source : enquête ADEME et Qualitest, édition avril 2025.
La première barre de la figure 36 est celle de la poubelle classique : 37,6 % des personnes interrogées jettent leurs restes de viande et de poisson aux ordures ménagères, alors qu’elles trient par ailleurs leurs épluchures et leurs restes de repas. Pour les autres, la solution la plus fréquente est de nourrir les animaux, 26,4 %, avant le compostage, 14,3 %. Le rapport résume le reste en une phrase : près de deux personnes sur trois qui trient leurs épluchures trient aussi leurs restes carnés.
Les épluchures, cette fois projetées sur tout le pays
Gestion des épluchures, restes de repas, fruits ou légumes abîmés, marc de café et feuilles de thé, données recalculées et projetées à l’ensemble de la population totale, figure 35 page 23. Source : enquête ADEME et Qualitest, édition avril 2025.
Deux repères pour lire la figure 35 sans se tromper de base. D’abord, ses cinq barres ne totalisent pas 100 % : leur somme fait 56,1 %, la part des personnes interrogées qui trient après exclusion de celles qui jettent leurs épluchures à la poubelle classique. La poubelle classique n’y figure donc pas, par construction. Ensuite, les 12,2 % de la prose du rapport sont la somme des deux modes de collecte proposés par la collectivité, le bac dédié, 6,7 %, et la borne collective, 5,5 %. Sur la figure 36, le rapport nomme « collecte en porte-à-porte » la barre que la planche intitule « bac spécifique dédié aux déchets alimentaires et collectés à part », à 10,9 % dans les deux cas.
Ces deux planches disent la destination déclarée des déchets, pas la pratique du compostage elle-même : la part des Français qui compostent se lit dans une autre enquête de l’ADEME, avec un autre périmètre. Pour votre installation, le tri des restes carnés décide surtout du volume et de la fréquence de vos apports : voyez quelle contenance prévoir, le rythme des apports au composteur et ce que réclament les non-trieurs. Notre rayon composteurs regroupe les modèles adaptés à une cuisine comme à un jardin.