Ces notes viennent du rapport Les Français et le jardinage, une étude quantitative menée par BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers et publiée en juillet 2025. Le recueil s’est fait en ligne du 28 mai au 6 juin 2025 auprès de 1 000 jardiniers amateurs. La même liste de onze critères a été soumise aux 960 acheteurs de plants et aux 799 acheteurs de semences du panel, qui devaient dire pour chacun s’il était très, assez, peu ou pas du tout important. Les taux ci-dessous additionnent les réponses « très » et « assez important ».
Onze critères, du goût à la marque
| Critère | Plants | Semences |
|---|---|---|
| Le goût | 96 % | 96 % |
| La résistance aux maladies, parasites, nuisibles | 92 % | 92 % |
| La facilité de préparation et d’entretien | 93 % | 91 % |
| La productivité, le rendement | 89 % | 90 % |
| L’adaptation de la variété aux changements climatiques | 89 % | 88 % |
| Le prix et les promotions | 85 % | 84 % |
| La variété locale ou ancienne | 84 % | 86 % |
| La production biologique ou sans pesticides | 84 % | 83 % |
| Le pays de production de la semence ou du plant | 76 % | 77 % |
| La précocité | 68 % | 67 % |
| La marque | 48 % | 52 % |
Part des jardiniers qui jugent chaque critère important (très ou assez), plusieurs réponses possibles. Base : 960 acheteurs de plants et 799 acheteurs de semences. Source : étude BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers, juillet 2025.
La hiérarchie est nette : huit critères sur onze dépassent 80 %, et les quatre premiers tiennent dans un mouchoir de sept points. Le goût et la résistance aux maladies sont les deux seuls notés à l’identique dans les deux colonnes. Vient ensuite un palier, le prix, la variété locale ou ancienne et la production biologique ou sans pesticides, tous entre 83 % et 86 %, avec moins de trois points d’écart entre plants et semences. Le pays de production descend à 76 % et 77 %, et la marque reste le seul critère sous la barre des 50 % chez les acheteurs de plants.
Ce que les acheteurs regardent le moins
Part des acheteurs de plants qui jugent chaque critère peu ou pas du tout important (960 personnes). Les deux colonnes d’un même critère se complètent : la marque est importante pour 48 % et négligeable pour 52 %, le goût important pour 96 % et négligeable pour 4 %. Source : étude BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers, juillet 2025.
La marque est donc le seul attribut que la majorité des acheteurs de plants écarte, alors que le même panel se montre très attaché au résultat : la précocité, qui décide de la date de récolte, est jugée secondaire par près d’un tiers d’entre eux. Entre les deux, le pays de production et le caractère biologique ou sans pesticides occupent une position intermédiaire, importants pour une large majorité mais négligeables pour un acheteur sur six environ pour le second.
Le climat, un critère déjà installé
L’adaptation de la variété aux changements climatiques, c’est-à-dire sa résistance à la sécheresse, à la chaleur et à l’humidité, arrive au cinquième rang des deux listes, à 89 % pour les plants et 88 % pour les semences. Ce critère pèse donc presque autant que la productivité, et plus que le prix. Il se lit avec la place faite à la variété locale ou ancienne, 84 % chez les acheteurs de plants et 86 % chez les acheteurs de semences, seule autre entrée du questionnaire qui touche au patrimoine végétal.
Plants et semences : presque les mêmes critères, pas le même ordre
Aucun des onze critères ne s’écarte de plus de quatre points entre les deux publics. La différence tient à l’ordre, et non au niveau : chez les acheteurs de plants, la facilité de préparation et d’entretien (93 %) passe devant la résistance aux maladies (92 %), tandis que les acheteurs de semences inversent les deux (92 % contre 91 %). La production biologique ou sans pesticides est aussi mieux notée du côté des semences que du côté des plants, 86 % contre 84 % pour la variété locale ou ancienne. Autrement dit, un semis se choisit un peu plus sur ce qu’il promet de résister, un plant déjà levé sur ce qu’il demandera comme soins.
Chiffres de l’étude quantitative BVA Xsight pour SEMAE et l’Union française des semenciers, terrain du 28 mai au 6 juin 2025 auprès de 1 000 jardiniers amateurs, rapport de juillet 2025. Les taux portent sur les acheteurs de plants (960 personnes) et les acheteurs de semences (799 personnes), plusieurs réponses possibles par critère.
Ces critères se traduisent dans le catalogue : les variétés locales ou anciennes y côtoient les hybrides, et les sachets et les circuits d’achat ont leur propre fiche. Pour mettre ces priorités en pratique, le calendrier des semis et des plantations indique quand semer chaque légume, et la résistance à la sécheresse se prépare aussi au moment de choisir la variété.