Le questionnaire de l’enquête nationale de l’ADEME sur le tri à la source des biodéchets a découpé les déchets organiques en trois familles : les épluchures et restes de repas, les restes carnés, puis les mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier utilisés. La figure 37, page 24 du rapport, ferme la série avec le devenir de cette troisième famille. Elle interroge les mêmes personnes que la figure 36 : celles qui trient déjà leurs déchets alimentaires et dont les épluchures échappent aux ordures ménagères.
Où finissent les papiers usagés
Gestion des mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier utilisés, données recalculées, figure 37 page 24. Source : enquête ADEME et Qualitest, édition avril 2025.
Le rapport résume la planche d’une phrase : plus de la moitié des personnes qui trient leurs déchets alimentaires ne trient pas leurs mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier utilisés. Le compostage, 15,7 %, reste la première destination de tri de ces papiers, devant le bac dédié collecté à part, 13,0 %, et la borne collective, 7,3 %.
Trois repères pour lire la planche. Ses cinq réponses somment à 100 % : la poubelle classique y figure, alors que la figure 35 l’exclut par construction. Sa base reste un sous-groupe, les trieurs dont les épluchures échappent aux ordures ménagères, et non le panel entier. Enfin, la réponse « Autre », 7,9 %, ne recouvre pas un geste de tri : le rapport y range deux pratiques citées par les répondants, la poubelle de recyclage et le brûlage dans la cheminée.
Cette famille se lit avec ses deux voisines de la même page : les restes de viande et de poisson, et les épluchures dont le rapport projette le devenir à l’échelle du pays. Pour situer ces taux dans l’ensemble des pratiques, voyez la part des Français qui compostent et le rythme des apports au composteur. Si votre composteur doit aussi recevoir ces papiers, la contenance se décide avant le reste : voyez quelle contenance prévoir, et notre rayon composteurs.