Aller au contenu principal

Retours sous 30 jours. Détails

Jarditips

Mouchoirs, essuie-tout et serviettes usagés : 56,1 % des trieurs les jettent encore à la poubelle

Sur cette famille de déchets organiques, la poubelle classique garde la majorité même chez des personnes qui trient déjà leurs épluchures. Le compostage devance le bac dédié, et moins d’une réponse sur deux désigne une autre destination que la poubelle.

En bref

Que deviennent les mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier utilisés ?

Parmi les personnes qui trient déjà leurs déchets alimentaires, 56,1 % jettent encore leurs mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier usagés à la poubelle classique. 15,7 % les compostent, 13,0 % les déposent dans un bac dédié collecté à part et 7,3 % les portent à une borne collective, selon la figure 37 de l’enquête ADEME 2024.

Le questionnaire de l’enquête nationale de l’ADEME sur le tri à la source des biodéchets a découpé les déchets organiques en trois familles : les épluchures et restes de repas, les restes carnés, puis les mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier utilisés. La figure 37, page 24 du rapport, ferme la série avec le devenir de cette troisième famille. Elle interroge les mêmes personnes que la figure 36 : celles qui trient déjà leurs déchets alimentaires et dont les épluchures échappent aux ordures ménagères.

56,1 %
des personnes qui trient leurs déchets alimentaires jettent leurs mouchoirs, essuie-tout et serviettes usagés à la poubelle classique.

Où finissent les papiers usagés

Poubelle classique des ordures ménagères56,1 %
Compostage individuel ou partagé15,7 %
Bac spécifique dédié, collecté à part13,0 %
Autre (préciser)7,9 %
Point d’apport volontaire (borne collective)7,3 %

Gestion des mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier utilisés, données recalculées, figure 37 page 24. Source : enquête ADEME et Qualitest, édition avril 2025.

Le rapport résume la planche d’une phrase : plus de la moitié des personnes qui trient leurs déchets alimentaires ne trient pas leurs mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier utilisés. Le compostage, 15,7 %, reste la première destination de tri de ces papiers, devant le bac dédié collecté à part, 13,0 %, et la borne collective, 7,3 %.

Trois repères pour lire la planche. Ses cinq réponses somment à 100 % : la poubelle classique y figure, alors que la figure 35 l’exclut par construction. Sa base reste un sous-groupe, les trieurs dont les épluchures échappent aux ordures ménagères, et non le panel entier. Enfin, la réponse « Autre », 7,9 %, ne recouvre pas un geste de tri : le rapport y range deux pratiques citées par les répondants, la poubelle de recyclage et le brûlage dans la cheminée.

Cette famille se lit avec ses deux voisines de la même page : les restes de viande et de poisson, et les épluchures dont le rapport projette le devenir à l’échelle du pays. Pour situer ces taux dans l’ensemble des pratiques, voyez la part des Français qui compostent et le rythme des apports au composteur. Si votre composteur doit aussi recevoir ces papiers, la contenance se décide avant le reste : voyez quelle contenance prévoir, et notre rayon composteurs.

Questions fréquentes

Peut-on mettre les mouchoirs et l’essuie-tout usagés au compost ?
L’enquête les classe dans la troisième famille de déchets organiques qu’elle interroge, avec les épluchures et les restes carnés, et 15,7 % des personnes qui trient déclarent les composter, en compostage individuel ou partagé. C’est la première destination de tri de ces papiers, devant le bac dédié collecté à part, 13,0 %, et la borne collective, 7,3 %.
Pourquoi les mouchoirs usagés partent-ils plus souvent à la poubelle que les restes de viande ?
Sur la même base, la poubelle classique recueille 56,1 % des mouchoirs, essuie-tout et serviettes en papier, contre 37,6 % des restes de viande et de poisson, figures 37 et 36. Le rapport retient de la figure 37 que plus de la moitié des personnes qui trient leurs déchets alimentaires ne trient pas ces papiers.
Quelles sont les autres solutions citées par les répondants ?
La réponse « Autre », choisie par 7,9 % des personnes interrogées, regroupe dans le rapport la mise à la poubelle de recyclage et le brûlage dans la cheminée. Elle ne désigne donc pas un geste de tri, et c’est la raison pour laquelle elle est comptée à part du compostage, du bac dédié et de la borne collective.
Les cinq réponses de la figure 37 font-elles 100 % ?
Oui. La planche porte sur le devenir des papiers usagés chez les seules personnes qui trient déjà leurs déchets alimentaires et dont les épluchures ne vont pas aux ordures ménagères, et la poubelle classique y figure pour 56,1 %. C’est la différence avec la figure 35, dont les cinq barres somment à 56,1 %, parce que la poubelle classique en est exclue par construction.

Sources

  1. ADEME, Enquête nationale sur le tri à la source des biodéchets, sondage 2024 des pratiques grand public, ADEME et Qualitest, 61 pages, enquête 2024, édition avril 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

Dans le même hub

Voir tous les chiffres du jardin en France