La durée d’ensoleillement compte le temps pendant lequel le soleil est visible, disque non masqué par les nuages. Elle ne se confond pas avec la durée du jour : deux villes situées à la même latitude ont le même jour, mais pas le même soleil, et c’est la couverture nuageuse qui creuse l’écart. Météo-France publie cette durée mois par mois, pour chaque station de sa sélection.
Nice reçoit près de deux fois plus de soleil que Brest
Entre les deux extrêmes de la sélection, l’écart annuel atteint 1 205,9 heures, soit à peu près 1,8 fois la durée brestoise. Les stations du Nord, du Nord-Est et de la pointe bretonne ferment la marche, entre 1 550 et 1 750 heures, quand celles du Sud-Est et du Sud-Ouest dépassent 2 000 heures. Le classement ci-dessous suit les totaux annuels, du plus faible au plus élevé.
Durée d’ensoleillement annuelle de dix stations, somme des douze normales mensuelles 1991-2020 publiées par Météo-France. Chaque barre vaut sa durée rapportée à la plus courte, Brest-Guipavas et ses 1 554,6 heures.
| Station | Décembre, normales 1991-2020 | Juillet, normales 1991-2020 | Année |
|---|---|---|---|
| Brest-Guipavas | 61,2 h | 180,1 h | 1 554,6 h |
| St Quentin | 54,2 h | 213,8 h | 1 695,8 h |
| Paris | 56,9 h | 222,4 h | 1 717,0 h |
| Strasbourg-Entzheim | 44,2 h | 239,7 h | 1 747,3 h |
| Nantes-Bouguenais | 77,6 h | 229,0 h | 1 873,3 h |
| Dijon | 52,9 h | 256,9 h | 1 890,0 h |
| Lyon | 58,7 h | 288,1 h | 2 049,5 h |
| Bordeaux | 84,1 h | 256,0 h | 2 069,8 h |
| Toulouse | 89,7 h | 258,6 h | 2 075,1 h |
| Nice | 145,2 h | 349,3 h | 2 760,5 h |
Durée d’ensoleillement de dix stations, aux deux mois extrêmes de l’année et sur le total des douze mois, d’après Météo-France. Le mois de décembre sépare nettement les stations du Nord de celle de Nice.
L’écart absolu se creuse en été, l’écart relatif en hiver
La répartition dans l’année compte autant que le total. À Paris, la normale de juillet atteint 222,4 heures contre 56,9 heures en décembre, un rapport proche de quatre ; à Nice, elle passe de 145,2 heures à 349,3 heures, soit un rapport de deux et demi. Le soleil d’hiver reste donc rare partout dans le Nord, alors que la Côte d’Azur en garde encore l’équivalent de deux mois et demi de ciel parisien. En valeur absolue, l’écart entre Brest et Nice est plus large en juillet (169,2 heures) qu’en décembre (84,0 heures) ; en proportion, c’est l’inverse, puisque Nice reçoit 2,4 fois le soleil brestois en décembre contre 1,9 fois en juillet.
Le total annuel d’une station est la somme de ses douze normales mensuelles 1991-2020 publiées par Météo-France, arrondi à l’heure. Ces valeurs moyennent trente années : un printemps gris ne les remet pas en cause, il s’en écarte.
Ces écarts décident de ce que vous pouvez installer. Une façade nord ou est reste à l’ombre une bonne partie de la journée même dans une ville bien ensoleillée, et l’ensoleillement d’une parcelle se lit d’abord au relief et au bâti avant de se lire à la carte. Pour situer votre saison, croisez ce total avec les jours de pluie par an et le déficit d’arrosage, puis avec les jours de canicule et de gel. Le réchauffement déplace déjà ces repères, ce que détaille l’adaptation du jardin au changement climatique.