Ces données viennent des chiffres clés du paysage 2024, l’enquête menée de mars à juillet 2025 par l’institut Xerfi pour l’Union nationale des entreprises du paysage auprès de 1 084 entreprises, représentant 10 360 salariés. Le rapport consacre une page entière à la formation continue et la suit d’une édition à l’autre depuis 2014, ce qui permet de lire une tendance longue et pas seulement une année.
Un salarié sur trois formé, un record depuis 2014
La part de salariés formés atteint 29 % en 2024, son plus haut niveau depuis 2014. En volume, cela représente 32 600 personnes formées, soit près de 10 000 de plus qu’en 2022, année où elles n’étaient que 22 900. La marche est nette : le secteur avait formé 22 % de ses effectifs deux ans plus tôt, et la remontée efface ce creux.
| Année | Part des salariés formés |
|---|---|
| 2014 | 27 % |
| 2016 | 26 % |
| 2018 | 28 % |
| 2020 | 28 % |
| 2022 | 22 % |
| 2024 | 29 % |
Part des salariés du paysage ayant bénéficié d’une formation, de 2014 à 2024, chiffres clés du paysage 2024, enquête Xerfi pour l’Unep.
La série dessine deux paliers. Entre 2016 et 2020, la part se tient autour de 26 à 28 % des effectifs. Puis elle décroche à 22 % en 2022, avant de repartir à 29 % en 2024. Le rapport ne commente pas ce creux, il publie la courbe. Il signale en revanche, pour l’année 2024, un nouvel accord de branche : une contribution conventionnelle finance désormais des formations sur la biodiversité, l’encadrement intermédiaire et la sécurité.
Ce que la taille de l’entreprise change
| Taille de l’entreprise | Salariés formés en 2024 | Investissent au-delà du minimum légal |
|---|---|---|
| Plus de 50 salariés | 52 % | 67 % |
| Moins de 10 salariés | moins de 20 % | 15,5 % |
Part des salariés formés et part des entreprises investissant dans la formation au-delà de l’obligation légale, selon la taille de la structure, chiffres clés du paysage 2024, enquête Xerfi pour l’Unep.
Dans les structures de plus de 50 salariés, plus d’un salarié sur deux accède à la formation, contre moins de 20 % dans celles de moins de 10 salariés. L’écart se retrouve, plus marqué encore, du côté de l’effort financier : 29 % des entreprises ont investi en 2024 au-delà de leur obligation légale, une part qui va de 15,5 % pour les plus petites à 67 % pour les plus grandes. Sur la durée des formations, en revanche, le rapport ne relève aucune différence notable entre petites et grandes entreprises.
Le compte personnel de formation, un relais encore modeste
Près de la moitié des entreprises informent leurs salariés sur leur compte personnel de formation (CPF). En 2024, 4,5 % des salariés, soit environ 4 800 personnes, en ont effectivement bénéficié, plus de 1 500 de plus qu’en 2022. L’usage reste orienté vers la carrière : 40 % des utilisations relèvent d’une formation visant une évolution professionnelle dans l’entreprise.
Le rapport cite Marie-Hélène Jouannet, vice-présidente de l’Unep référente Emploi Formation : « En 2024, un nouvel accord confirme la dynamique de formation de la branche : grâce à une contribution conventionnelle, des formations sur la biodiversité, l’encadrement intermédiaire et la sécurité sont désormais financées. »
Pour un particulier qui fait appel à une entreprise du paysage, ces chiffres éclairent ce qui se joue derrière un devis : l’effort de formation fait partie des charges d’une structure, aux côtés du matériel et des véhicules, comme le détaille notre fiche ce que les entreprises du paysage investissent. La part de la formation dans la masse salariale se lit aux côtés de la masse salariale du secteur et des salaires pratiqués dans la branche.