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Le gazon artificiel, connu par 89 % des ménages et installé chez 6 %

Une notoriété presque totale, un usage qui reste marginal, et une opinion qui tranche surtout sur le terrain de l’écologie.

En bref

Le gazon artificiel est-il entré dans les jardins français ?

En avril 2023, 89 % des ménages français déclarent connaître l’existence du gazon artificiel, mais 6 % seulement en ont déjà utilisé un, et 12 % chez les 25-34 ans. Parmi ceux qui connaissent le produit, 9 % pourraient en acheter un, 31 % peut-être et 60 % certainement pas. L’endroit envisagé est d’abord une terrasse, un balcon ou une surface de jardin de moins de 5 m².

Les chiffres de cette fiche viennent de l’enquête Les Français et le gazon, menée par BVA pour SEMAE en avril 2023. Son dernier chapitre porte sur le gazon artificiel, avec quatre questions posées à des bases différentes : 555 répondants pour la notoriété et pour l’avis général, 488 pour l’intention d’achat parmi ceux qui connaissent déjà le produit, 195 pour les endroits envisagés parmi ceux qui pourraient en acheter un. SEMAE, qui a commandité l’étude, est l’interprofession française des semences et des plants : ses adhérents vendent du gazon naturel, ce qui n’est pas neutre quand le questionnaire porte sur son équivalent artificiel. Ces questions portent sur une pelouse qui n’est pas semée, là où l’équipement de pelouse des ménages décrit le matériel des pelouses naturelles.

Connu par 89 % des ménages, installé chez 6 %

Déjà vu posé38 %
Entendu parler, jamais vu en réel23 %
Vu chez des commerçants, jamais posé21 %
Non, ne connaît pas11 %
A déjà acheté et installé chez soi4 %
En a déjà eu sans l’avoir acheté2 %

Réponses à la question « Connaissez-vous l’existence du gazon artificiel ? », base 555 répondants. Les deux dernières lignes forment ensemble le noyau des utilisateurs, 6 % du total. Source : enquête réalisée par BVA pour SEMAE, avril 2023.

La notoriété est presque totale, la pratique ne l’est pas. Le produit a surtout été aperçu : 38 % des ménages en ont déjà vu posé, et 21 % en ont vu chez des commerçants sans jamais le croiser posé. 11 % déclarent ne pas connaître son existence. Le noyau d’utilisateurs, achat ou récupération, tient à 6 %, et ce noyau double chez les 25-34 ans, à 12 %. Connaître le produit et l’avoir chez soi sont donc deux choses très différentes. Face à cela, les foyers avec un jardin restent largement équipés d’une pelouse naturelle, celle que décrivent les pelouses des jardins français.

RéponsePart des connaisseursPrécision donnée par le rapport
Oui, certainement9 %19 % chez les 25-34 ans, la tranche la plus réceptive
Oui, peut-être31 %42 % dans les régions du Sud-Ouest, le plus haut niveau du rapport
Certainement pas60 %la réponse la plus fréquente

Question « Au vu des informations et/ou de l’expérience que vous avez du produit, pourriez-vous acheter du gazon artificiel aujourd’hui ? », base 488 répondants qui connaissent l’existence du produit. Source : enquête réalisée par BVA pour SEMAE, avril 2023.

L’intention d’achat se lit surtout en creux : 9 % d’acheteurs certains et 31 % de « peut-être », contre 60 % de refus catégoriques, la réponse la plus fréquente du chapitre. Les 25-34 ans sont les plus ouverts, avec 19 % de certitudes d’achat contre 9 % pour l’ensemble, et le Sud-Ouest affiche la part de « peut-être » la plus haute, 42 %. La question n’est posée qu’aux personnes qui connaissent déjà le produit : rapportée à l’ensemble des ménages, cette intention serait plus basse encore. Les 195 personnes qui pourraient en acheter un, certains ou peut-être, ont ensuite répondu sur les endroits qu’elles envisagent.

L’artificiel d’abord envisagé pour les petites surfaces

Une terrasse ou un balcon30 %
Un jardin de moins de 5 m²25 %
Un jardin de 5 à 19 m²17 %
Un jardin de 20 à 49 m²16 %
Un jardin de plus de 50 m²12 %

Question « Où pourriez-vous envisager d’installer du gazon artificiel ? », base 195 répondants qui pourraient en acheter un, certains ou peut-être. Les deux premières lignes forment ensemble les petites surfaces, que le rapport regroupe à 55 %. Source : enquête réalisée par BVA pour SEMAE, avril 2023.

L’endroit envisagé n’est pas le grand jardin. Une terrasse ou un balcon arrive en tête, à 30 %, suivi d’une surface de jardin de moins de 5 m², à 25 % : réunies, ces deux réponses font 55 % des potentiels acheteurs, et 78 % chez les 25-34 ans. Au-delà de 20 m², les tranches tombent à 16 % puis 12 %. Un balcon ou une petite terrasse ne se traitent pas comme une pelouse de pleine terre, et c’est ce que décrit le jardinage sur balcon et terrasse.

AffirmationTout à fait d’accordPlutôt d’accordST d’accord
Même si c’est plus pratique, ça ne peut pas remplacer le gazon naturel60 %30 %90 %
Ça ne rime à rien de mettre du gazon artificiel, le gazon c’est pour amener la nature chez soi51 %33 %84 %
Le gazon artificiel c’est pratique mais pas écologique27 %52 %79 %
Le gazon artificiel augmente la température ambiante20 %53 %73 %
Dans certaines circonstances, l’artificiel est mieux que le naturel11 %36 %47 %
Le gazon artificiel c’est écologique3 %13 %16 %

Question « Pour terminer, dites-nous dans quelle mesure vous êtes d’accord ou non avec les phrases ci-dessous ? », base 555 répondants, l’ensemble de l’échantillon. La dernière colonne est le « ST d’accord » du rapport, qui additionne « tout à fait d’accord » et « plutôt d’accord ». Source : enquête réalisée par BVA pour SEMAE, avril 2023.

L’avis est tranché sur le terrain de l’écologie. Que le gazon artificiel ne puisse pas remplacer le naturel recueille 90 % d’accord, et l’idée que le gazon serve à amener la nature chez soi, 84 %. Le côté pratique est reconnu sans être décisif : 79 % le jugent pratique mais pas écologique, 73 % estiment qu’il augmente la température ambiante, et 16 % seulement le trouvent écologique. La seule affirmation qui divise porte sur son intérêt dans certaines circonstances, à 47 % d’accord. Aucune de ces réponses ne mesure l’effet du produit : elles disent seulement ce que les ménages en pensent.

Repères. Enquête réalisée par BVA pour SEMAE, terrain du 4 au 11 avril 2023, auprès d’un échantillon représentatif des ménages français, dont 555 personnes ont répondu au questionnaire détaillé sur le gazon artificiel. Les questions d’intention et de localisation reposent sur des sous-ensembles plus petits, 488 puis 195 répondants : lisez ces pourcentages comme des tendances, pas comme des mesures précises. Les résultats sont déclaratifs, et l’étude est financée par une filière qui vend des semences de gazon naturel : les avis cités plus haut disent ce que les ménages pensent d’un produit concurrent, pas ce qu’il produit sur un sol.

Questions fréquentes

Quelle part des ménages français connaît le gazon artificiel ?
En avril 2023, 89 % des ménages déclarent connaître son existence. Le plus souvent, ils l’ont aperçu sans l’avoir chez eux : 38 % en ont déjà vu posé, 23 % en ont entendu parler sans jamais le voir en réel et 21 % en ont vu chez des commerçants sans jamais le voir posé. Ils sont 11 % à ne pas connaître le produit du tout.
Combien de ménages ont du gazon artificiel chez eux ?
6 % en ont déjà utilisé un : 4 % l’ont acheté et installé eux-mêmes et 2 % en ont eu un sans l’acheter. Cette part double chez les 25-34 ans, où elle atteint 12 %. L’usage reste donc loin derrière la notoriété du produit.
Les ménages français envisagent-ils d’acheter du gazon artificiel ?
Parmi les 488 répondants qui connaissent le produit, 9 % pourraient certainement en acheter un, 31 % peut-être et 60 % certainement pas. Les 25-34 ans affichent la part de certitudes la plus élevée, 19 %, contre 9 % pour l’ensemble, et c’est dans le Sud-Ouest que la réponse « peut-être » monte le plus haut, à 42 %.
Où les ménages installeraient-ils du gazon artificiel ?
Sur de petites surfaces, d’abord : 30 % citent une terrasse ou un balcon et 25 % un jardin de moins de 5 m², soit 55 % pour ces deux réponses réunies, une part qui monte à 78 % chez les 25-34 ans. Viennent ensuite les jardins de 5 à 19 m², 17 %, de 20 à 49 m², 16 %, puis de plus de 50 m², 12 %.
Le gazon artificiel est-il jugé écologique ?
Non, très minoritairement : 16 % seulement des 555 répondants sont d’accord avec l’affirmation « le gazon artificiel c’est écologique ». À l’inverse, 79 % le trouvent pratique mais pas écologique et 73 % estiment qu’il augmente la température ambiante. L’idée qu’il ne peut pas remplacer le gazon naturel, même plus pratique, rassemble 90 % d’accord.

Sources

  1. SEMAE, d’après BVA, Les Français et le gazon, rapport d’étude complet, enquête menée auprès de 555 personnes du 4 au 11 avril 2023, rapport de mai 2023.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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