Les chiffres de cette fiche viennent de l’enquête Les Français et le gazon, menée par BVA pour SEMAE en avril 2023. Son dernier chapitre porte sur le gazon artificiel, avec quatre questions posées à des bases différentes : 555 répondants pour la notoriété et pour l’avis général, 488 pour l’intention d’achat parmi ceux qui connaissent déjà le produit, 195 pour les endroits envisagés parmi ceux qui pourraient en acheter un. SEMAE, qui a commandité l’étude, est l’interprofession française des semences et des plants : ses adhérents vendent du gazon naturel, ce qui n’est pas neutre quand le questionnaire porte sur son équivalent artificiel. Ces questions portent sur une pelouse qui n’est pas semée, là où l’équipement de pelouse des ménages décrit le matériel des pelouses naturelles.
Connu par 89 % des ménages, installé chez 6 %
Réponses à la question « Connaissez-vous l’existence du gazon artificiel ? », base 555 répondants. Les deux dernières lignes forment ensemble le noyau des utilisateurs, 6 % du total. Source : enquête réalisée par BVA pour SEMAE, avril 2023.
La notoriété est presque totale, la pratique ne l’est pas. Le produit a surtout été aperçu : 38 % des ménages en ont déjà vu posé, et 21 % en ont vu chez des commerçants sans jamais le croiser posé. 11 % déclarent ne pas connaître son existence. Le noyau d’utilisateurs, achat ou récupération, tient à 6 %, et ce noyau double chez les 25-34 ans, à 12 %. Connaître le produit et l’avoir chez soi sont donc deux choses très différentes. Face à cela, les foyers avec un jardin restent largement équipés d’une pelouse naturelle, celle que décrivent les pelouses des jardins français.
| Réponse | Part des connaisseurs | Précision donnée par le rapport |
|---|---|---|
| Oui, certainement | 9 % | 19 % chez les 25-34 ans, la tranche la plus réceptive |
| Oui, peut-être | 31 % | 42 % dans les régions du Sud-Ouest, le plus haut niveau du rapport |
| Certainement pas | 60 % | la réponse la plus fréquente |
Question « Au vu des informations et/ou de l’expérience que vous avez du produit, pourriez-vous acheter du gazon artificiel aujourd’hui ? », base 488 répondants qui connaissent l’existence du produit. Source : enquête réalisée par BVA pour SEMAE, avril 2023.
L’intention d’achat se lit surtout en creux : 9 % d’acheteurs certains et 31 % de « peut-être », contre 60 % de refus catégoriques, la réponse la plus fréquente du chapitre. Les 25-34 ans sont les plus ouverts, avec 19 % de certitudes d’achat contre 9 % pour l’ensemble, et le Sud-Ouest affiche la part de « peut-être » la plus haute, 42 %. La question n’est posée qu’aux personnes qui connaissent déjà le produit : rapportée à l’ensemble des ménages, cette intention serait plus basse encore. Les 195 personnes qui pourraient en acheter un, certains ou peut-être, ont ensuite répondu sur les endroits qu’elles envisagent.
L’artificiel d’abord envisagé pour les petites surfaces
Question « Où pourriez-vous envisager d’installer du gazon artificiel ? », base 195 répondants qui pourraient en acheter un, certains ou peut-être. Les deux premières lignes forment ensemble les petites surfaces, que le rapport regroupe à 55 %. Source : enquête réalisée par BVA pour SEMAE, avril 2023.
L’endroit envisagé n’est pas le grand jardin. Une terrasse ou un balcon arrive en tête, à 30 %, suivi d’une surface de jardin de moins de 5 m², à 25 % : réunies, ces deux réponses font 55 % des potentiels acheteurs, et 78 % chez les 25-34 ans. Au-delà de 20 m², les tranches tombent à 16 % puis 12 %. Un balcon ou une petite terrasse ne se traitent pas comme une pelouse de pleine terre, et c’est ce que décrit le jardinage sur balcon et terrasse.
| Affirmation | Tout à fait d’accord | Plutôt d’accord | ST d’accord |
|---|---|---|---|
| Même si c’est plus pratique, ça ne peut pas remplacer le gazon naturel | 60 % | 30 % | 90 % |
| Ça ne rime à rien de mettre du gazon artificiel, le gazon c’est pour amener la nature chez soi | 51 % | 33 % | 84 % |
| Le gazon artificiel c’est pratique mais pas écologique | 27 % | 52 % | 79 % |
| Le gazon artificiel augmente la température ambiante | 20 % | 53 % | 73 % |
| Dans certaines circonstances, l’artificiel est mieux que le naturel | 11 % | 36 % | 47 % |
| Le gazon artificiel c’est écologique | 3 % | 13 % | 16 % |
Question « Pour terminer, dites-nous dans quelle mesure vous êtes d’accord ou non avec les phrases ci-dessous ? », base 555 répondants, l’ensemble de l’échantillon. La dernière colonne est le « ST d’accord » du rapport, qui additionne « tout à fait d’accord » et « plutôt d’accord ». Source : enquête réalisée par BVA pour SEMAE, avril 2023.
L’avis est tranché sur le terrain de l’écologie. Que le gazon artificiel ne puisse pas remplacer le naturel recueille 90 % d’accord, et l’idée que le gazon serve à amener la nature chez soi, 84 %. Le côté pratique est reconnu sans être décisif : 79 % le jugent pratique mais pas écologique, 73 % estiment qu’il augmente la température ambiante, et 16 % seulement le trouvent écologique. La seule affirmation qui divise porte sur son intérêt dans certaines circonstances, à 47 % d’accord. Aucune de ces réponses ne mesure l’effet du produit : elles disent seulement ce que les ménages en pensent.
Repères. Enquête réalisée par BVA pour SEMAE, terrain du 4 au 11 avril 2023, auprès d’un échantillon représentatif des ménages français, dont 555 personnes ont répondu au questionnaire détaillé sur le gazon artificiel. Les questions d’intention et de localisation reposent sur des sous-ensembles plus petits, 488 puis 195 répondants : lisez ces pourcentages comme des tendances, pas comme des mesures précises. Les résultats sont déclaratifs, et l’étude est financée par une filière qui vend des semences de gazon naturel : les avis cités plus haut disent ce que les ménages pensent d’un produit concurrent, pas ce qu’il produit sur un sol.