Le bilan 2025 de l’Observatoire des oiseaux des jardins, daté du 13 janvier 2026, publie dans ses chiffres clés 108 895 heures cumulées d’observations sur l’année, qu’il traduit aussitôt en 4 520 journées de 24 heures. Le document est signé par la LPO, le Muséum national d’Histoire naturelle et l’Office français de la biodiversité. Ce total ne compte pas des oiseaux mais du temps : celui que des particuliers ont passé à regarder et à noter ce qui venait dans leur jardin.
Deux protocoles, deux durées d’observation
L’observatoire repose sur deux façons de compter, décrites par la LPO. Le suivi annuel se pratique toute l’année depuis un point fixe du jardin et se limite à dix minutes par relevé : il s’agit de noter les espèces d’oiseaux reconnues. Les deux comptages nationaux demandent une heure chacun, le dernier week-end de janvier, puis celui de mai, le samedi ou le dimanche, en relevant les effectifs maximum observés simultanément. C’est ce mélange de courtes séances régulières et de deux rendez-vous d’une heure qui alimente le cumul publié, sans que le bilan détaille la part de chaque protocole.
Où se concentre le temps d’observation
| Comptage national 2025 | Observateurs | Données collectées |
|---|---|---|
| Janvier (25 et 26 janvier) | 19 553 | 171 835 |
| Mai (24 et 25 mai) | 4 297 | 36 440 |
Participation aux deux comptages nationaux de 2025. Source : Observatoire des oiseaux des jardins, bilan 2025 de la LPO et du Muséum national d’Histoire naturelle.
Le rendez-vous d’hiver pèse beaucoup plus lourd que celui de printemps : 19 553 observateurs en janvier contre 4 297 en mai, pour 171 835 données collectées d’un côté et 36 440 de l’autre. Le déséquilibre n’est pas propre aux comptages : sur l’ensemble de l’année, la période qui va de novembre à février concentre plus de 60 % des données.
Trois explications sont données par la LPO. Le comptage de janvier relance fortement la participation en début d’hiver, les points de nourrissage installés pour la saison concentrent les oiseaux, ce qui facilite le comptage, et la présence d’oiseaux en grands groupes incite à participer. À l’inverse, pendant la reproduction, les individus se font discrets et le feuillage complique la tâche des observateurs novices.
Rapporté à l’année entière, l’observatoire a réuni 26 255 observateurs, 27 782 jardins contributeurs et 593 648 données collectées, en hausse de 11 % sur un an. La part des jardins Refuges LPO dans ces comptages et le classement des oiseaux observés, saison par saison ont leur propre fiche.
Ce que ça change pour votre jardin
Une heure deux fois par an, ou dix minutes quand vous le souhaitez : c’est tout ce que demande l’observatoire, et la LPO présente les deux protocoles comme accessibles à des observateurs non spécialistes. Ce que le temps passé apporte, à l’échelle du pays, c’est une base de données standardisée sur les oiseaux des jardins, commune aux jardins particuliers et aux établissements scolaires. Pour préparer un premier comptage, la sélection de mangeoires pour oiseaux réunit les modèles disponibles, et notre guide explique comment suspendre une mangeoire.
Méthode et périmètre : les 108 895 heures viennent de la section « L’année 2025 en chiffres clés » du bilan de l’Observatoire des oiseaux des jardins, daté du 13 janvier 2026 et signé par la LPO, le Muséum national d’Histoire naturelle et l’Office français de la biodiversité. Le document ne publie pas la part de chaque protocole dans ce total, et ne donne aucune répartition géographique des heures. Il s’agit de temps déclarés par des bénévoles, additionnés par l’observatoire, et non de séances contrôlées.