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48,3 % des personnes qui trient citent une prise de conscience écologique

Interrogées sur ce qui les a fait basculer, ces personnes répondent d’abord l’écologie, puis l’intérêt du compost pour le jardin. L’argent arrive en quatrième position.

En bref

Qu’est-ce qui a incité les Français à trier leurs déchets alimentaires ?

Chez les personnes qui trient déjà, 48,3 % citent une prise de conscience écologique et environnementale, 42,3 % les bienfaits du compost pour leur jardin et 19,4 % une action de leur collectivité locale. Ces trois incitations devancent l’économie financière, citée par 15,8 % d’entre elles, dans l’enquête ADEME 2024.

La question ne porte pas sur les intentions, mais sur le souvenir d’un déclencheur. Elle ne concerne que les personnes qui déclarent trier, dans l’enquête de l’ADEME sur le tri à la source des biodéchets, réalisée sur un échantillon de 1 023 personnes représentatives pour la métropole. Les réponses proposées étaient fermées et plusieurs choix possibles : les parts portent donc sur ce seul groupe et ne se cumulent pas.

48,3 %
des personnes qui trient citent une prise de conscience écologique et environnementale.
48,3 %
citent une prise de conscience écologique et environnementale
42,3 %
citent les bienfaits du compost pour leur jardin
19,4 %
citent une action de leur collectivité locale
Une prise de conscience écologique et environnementale48,3 %
Les bienfaits que le compost peut apporter à mon jardin42,3 %
Une action de ma collectivité locale (composteur, collecte séparée)19,4 %
La réalisation d’une économie financière15,8 %
Une campagne de communication ou une réunion d’information de ma collectivité13,9 %
Informations par les médias (réseaux sociaux, podcast)11,3 %
Composteur partagé installé par un tiers hors collectivité10,4 %
Les conseils d’un ami, de la famille ou d’un voisin8,4 %
Autre chose4,4 %
Partage d’information lors d’un événement (festival, fête de voisin)3,7 %

Incitations citées par les personnes qui trient déjà, réponse à choix multiples, dans l’ordre décroissant. Source : enquête ADEME et Qualitest, édition avril 2025.

L’équipement et les médias loin derrière

La longue traîne des réponses se partage entre les équipements et la communication. Une campagne ou une réunion d’information de la collectivité est citée par 13,9 % des trieurs, les médias et les réseaux sociaux par 11,3 %, un composteur partagé installé par un tiers, association de quartier, voisin ou bailleur, par 10,4 %. Les conseils d’un proche ferment la marche à 8,4 %, juste devant un partage d’information lors d’une fête de voisin ou d’un festival, 3,7 %. Le rapport en tire une conséquence pratique : les aspects écologiques et pratiques sont de bons points d’appui, mais le devoir citoyen et le respect des consignes restent des leviers à ne pas négliger pour élargir le cercle des trieurs.

Une évolution légère depuis la même enquête en 2020

Les deux premières incitations étaient déjà en tête il y a quatre ans. En 2020, la prise de conscience environnementale recueillait 44 % des réponses et les bienfaits du compost 40 %, contre 48,3 % et 42,3 % dans l’enquête de janvier 2024. Le rapport lui-même qualifie l’évolution de légère et n’attend donc pas du seul argument écologique un basculement rapide des pratiques.

Le profil du répondant déplace la réponse

Incitation citéeRéponsesProfil où l’enquête la signale
Prise de conscience écologique et environnementale (48,3 %)334Cadres et professions intellectuelles supérieures (13,4 %), diplôme de niveau master ou plus (19 %), personne vivant seule (27 %)
Les bienfaits du compost pour le jardin (42,3 %)293Communes de moins de 2 000 habitants (37,7 %), diplôme CAP ou BEP (25,8 %)
Action de la collectivité locale (19,4 %)134Agglomérations de plus de 100 000 habitants (37,7 %)
Réalisation d’une économie financière (15,8 %)10935-49 ans (41,5 %), diplôme du baccalauréat (34,1 %), foyer de quatre personnes (25 %)
Informations par les médias (11,3 %)7825-34 ans (31,3 %), 18-24 ans (19,7 %), artisans, commerçants et chefs d’entreprise (10 %)
Conseils d’un ami, de la famille ou d’un voisin (8,4 %)58Aucun profil significativement surreprésenté publié

Tableau 4 de l’enquête ADEME et Qualitest, incitations à mieux trier selon le profil des répondants. Seuls les éléments significativement surreprésentés sont affichés.

Le rapport souligne que la conscience écologique est particulièrement présente chez les CSP+ et les personnes diplômées, quand les jeunes se disent davantage influencés par les conseils de leur entourage. Pour les familles de classe moyenne dont l’activité relève d’une catégorie socioprofessionnelle intermédiaire, la perspective d’économiser de l’argent motive davantage. L’effet des actions menées par les collectivités est plus marqué dans les grandes communes, ce que le rapport lit comme une efficacité accrue des politiques environnementales dans ces zones.

Ces déclencheurs disent l’entrée dans la pratique, pas son maintien. Les freins des personnes qui ne trient pas montrent l’autre versant du sondage, et les conditions qui les feraient basculer sont plus matérielles. Une fois l’habitude prise, la fréquence des apports au composteur décrit le rythme réel, et notre rayon composteurs rassemble les modèles de cuisine comme de jardin.

Questions fréquentes

Ces réponses concernent-elles tous les ménages français ?
Non. Elle n’a été posée qu’à celles et ceux qui déclarent trier, et plusieurs réponses étaient autorisées. Ces parts décrivent donc ce seul groupe : elles ne se cumulent pas et ne donnent pas un taux valable pour la population française. Cette enquête de janvier 2024 a porté sur un échantillon de 1 023 personnes représentatives pour la métropole.
Qu’est-ce qui a changé entre 2020 et 2024 ?
Peu de chose en tête de liste. En 2020, la prise de conscience environnementale était citée par 44 % des trieurs et les bienfaits que le compost peut apporter au jardin par 40 %. Dans l’enquête de janvier 2024, ces deux réponses atteignent 48,3 % et 42,3 %, une évolution que le rapport lui-même qualifie de légère.
Quelle incitation touche le plus les habitants des grandes villes ?
L’action d’une collectivité locale, mise à disposition d’un composteur ou collecte séparée des biodéchets, citée par 19,4 % des trieurs. Dans le tableau par profil, cette incitation est surreprésentée chez les personnes vivant dans une agglomération de plus de 100 000 habitants, à 37,7 %. Le rapport en conclut que l’effet des initiatives publiques est plus marqué dans ces communes.
L’argent motive-t-il les personnes qui trient ?
C’est la quatrième réponse citée, et non la première : 15,8 % des trieurs disent avoir été incités par la réalisation d’une économie financière. Ce motif ressort surtout chez les 35-49 ans, à 41,5 %, chez les personnes dont le diplôme le plus élevé est le baccalauréat, à 34,1 %, et dans les foyers de quatre personnes, à 25 %.

Sources

  1. ADEME, Enquête nationale sur le tri à la source des biodéchets, sondage 2024 des pratiques grand public, ADEME et Qualitest, 61 pages, enquête 2024, édition avril 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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