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Le paillage organique domine les façons de couvrir le sol au jardin

Paillage organique, couvre-sol vivant, toile textile ou bâche plastique : ce que l’enquête nationale de la SNHF mesure des façons de couvrir le sol pour tenir les plantes spontanées, et qui les emploie.

En bref

Avec quel paillage les jardiniers amateurs couvrent-ils leurs cultures ?

Le paillage organique est la technique d’occultation de la lumière la plus employée au jardin : 53 % des pratiques déclarées dans l’enquête nationale de la SNHF menée en 2025, devant les plantes couvre-sol (20 %) et les bâches plastiques (12 %). Le désherbage mécanique reste la première méthode de lutte contre les plantes spontanées, cité dans 42 % des réponses.

53 %
des pratiques d’occultation passent par un paillage organique
42 %
des réponses citent le désherbage mécanique, manuel ou tonte
5 %
déclarent ne rien faire contre les plantes spontanées

La source de ces parts est le rapport rendu public en décembre 2025 par la Société nationale d’horticulture de France, dans le cadre de son programme Jardiner Autrement, deuxième grande enquête nationale sur les pratiques culturales des jardiniers amateurs. Le formulaire, ouvert du 4 juillet au 15 octobre 2025, totalise 1 810 questionnaires complets. Le corpus penche du côté des jardinières, 67 %, et des pratiques installées : 78 % des personnes interrogées ont entre 40 et 75 ans, et 71 % cultivent depuis plus d’une décennie.

Le désherbage mécanique reste la première méthode de lutte

Interrogés sur ce qu’ils font des plantes spontanées, les jardiniers de jardin citent d’abord le geste à la main ou à la tondeuse, 42 % des réponses, puis la mise en place d’une couverture du sol, 31 %. Le faux semis et les recettes empiriques, vinaigre, sel ou eau bouillante, arrivent à 9 % chacun. Les produits achetés aux propriétés désherbantes ferment la marche, à 2 %.

Méthode de luttePart des réponsesEffectif publié
Désherbage mécanique, manuel ou tonte42 %872
Occultation de la lumière31 %648
Faux semis9 %194
Pratiques empiriques, vinaigre, sel, eau bouillante9 %185
Aucune lutte contre les plantes spontanées5 %94
Autre2 %48
Produits achetés ayant des propriétés désherbantes2 %44

Pratiques de lutte contre les plantes spontanées citées par les jardiniers de jardin, figure 12 du rapport. Les effectifs entre parenthèses sont ceux publiés par la figure. Source : enquête Jardiner Autrement, décembre 2025.

Le paillage organique loin devant les bâches plastiques

La couverture du sol prend plusieurs formes, et le rapport en donne la répartition. Le paillage organique, fait de matières végétales étalées en surface, domine avec 53 %, loin devant les plantes couvre-sol, 20 %, et les bâches plastiques, 12 %. Le rapport juge ces bâches souvent néfastes pour la santé des sols. Les paillages textile et minéral restent marginaux, à 9 % et 4 %.

Pratique d’occultationPart
Paillage organique53 %
Plante couvre-sol20 %
Bâche plastique12 %
Paillage textile9 %
Paillage minéral4 %
Autre2 %

Différentes pratiques d’occultation de la lumière employées, figure 13 du rapport. Source : enquête Jardiner Autrement, décembre 2025.

Cette enquête est déclarative, et son corpus est auto-sélectionné : le questionnaire a circulé par les réseaux du programme Jardiner Autrement, de la SNHF et de leurs partenaires, et non sur un échantillon représentatif des jardins français. Les 53 % décrivent la répartition des pratiques d’occultation déclarées, pas la part des jardiniers qui paillent. Aucune source publique ne chiffre ces gestes à l’échelle nationale : la fiche voisine sur les apports de matière organique au sol s’appuie sur la même enquête.

L’âge et l’ancienneté changent la méthode

Le rapport croise les pratiques avec le profil des personnes interrogées. L’occultation de la lumière est davantage adoptée par les jardiniers de 25 à 39 ans, alors que les plus de 75 ans recourent significativement plus aux produits achetés que les 25-59 ans. Les jardiniers de plus de dix ans d’expérience utilisent moins ces techniques de couverture et davantage de pratiques directes, concoctions naturelles, pièges et variétés résistantes, avec une tendance significative à multiplier les méthodes (p = 0,0075). Le rapport avance une explication : la pénibilité du désherbage pousse les plus âgés vers les produits achetés, quand les plus jeunes se tournent vers des gestes plus récents.

Pour votre jardin, ces chiffres disent surtout que la couverture du sol est déjà le second outil de désherbage, et que les jardiniers expérimentés en combinent plusieurs. Un paillage organique se pose sur un sol propre et se recharge au fil de la saison. Notre dossier sur les mauvaises herbes au pied des arbres détaille ce geste au verger, et la toile de paillage non tissée répond au même besoin sur un rang de légumes. Le rayon paillage et toile rassemble les deux familles, et pour situer la part des pesticides dans ces pratiques, voir ce que les jardiniers amateurs utilisent encore.

Questions fréquentes

Quelle est la technique de paillage la plus utilisée au jardin ?
Le paillage organique, cité par 53 % des pratiques d’occultation de la lumière dans l’enquête SNHF de 2025. Il devance les plantes couvre-sol, 20 %, et les bâches plastiques, 12 %. Le désherbage mécanique, à la main ou à la tondeuse, reste la première méthode de lutte contre les plantes spontanées, avec 42 % des réponses.
Combien de jardiniers ne font rien contre les plantes spontanées ?
Ils sont 5 % à déclarer aucune action de lutte dans l’enquête SNHF de 2025, contre 42 % pour le désherbage mécanique et 31 % pour l’occultation de la lumière. Le faux semis et les pratiques empiriques comme le vinaigre ou l’eau bouillante arrivent à 9 % des réponses chacun, et les produits achetés aux propriétés désherbantes à 2 %.
Les bâches plastiques sont-elles encore utilisées au jardin ?
Oui, elles représentent 12 % des pratiques d’occultation de la lumière déclarées en 2025. Le rapport les juge souvent néfastes pour la santé des sols et constate que la majorité des jardiniers privilégient un paillage organique, à 53 %. Les paillages textile et minéral suivent, à 9 % et 4 %.
Qui a le plus recours à l’occultation de la lumière ?
Les jardiniers de 25 à 39 ans l’adoptent davantage, alors que les plus de 75 ans recourent significativement plus aux produits achetés que les 25-59 ans, selon l’enquête de 2025. Les jardiniers de plus de dix ans d’expérience utilisent moins ces techniques de couverture et davantage de pratiques directes, pièges et variétés résistantes.

Sources

  1. Société nationale d’horticulture de France, programme Jardiner Autrement, Deuxième grande enquête nationale sur les pratiques culturales des jardiniers amateurs, surfaces et vocations des jardins hors sol sur balcons, terrasses et cours, enquête en ligne du 4 juillet au 15 octobre 2025, rapport de décembre 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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