Une entreprise horticole n’a pas un rayon de vente unique : sa zone dépend de qui achète ses plantes. L’observatoire structurel des entreprises de l’horticulture et de la pépinière ornementales range les producteurs français en six profils, selon leur principal client, et publie pour chacun la part du chiffre d’affaires réalisée dans un rayon de 10 km, dans un rayon de 200 km, ailleurs en France et à l’export. C’est cette géographie, sur les données 2023, que détaille la présente fiche.
Le rayon de vente, profil par profil
| Profil de producteurs | Rayon de 10 km | Régional (200 km) | Ailleurs en France | Export |
|---|---|---|---|---|
| Producteurs détaillants | 71,3 % | 20,2 % | 7,1 % | 1,5 % |
| Producteurs vendant à la distribution spécialisée | 20,2 % | 42,1 % | 36,4 % | 1,3 % |
| Producteurs vendant à des grossistes | 23,2 % | 33,6 % | 35,4 % | 7,8 % |
| Producteurs sur le marché du paysage | 27,6 % | 40,1 % | 28,7 % | 3,5 % |
| Producteurs vendant à d’autres producteurs | 9,8 % | 17,5 % | 45,3 % | 27,4 % |
| Producteurs vendant à la grande distribution | 22,6 % | 34,3 % | 34,7 % | 8,3 % |
Zone géographique des ventes de végétaux en 2023, en part du chiffre d’affaires de chaque profil. Source : observatoire structurel, données 2023, étude AND International pour FranceAgriMer et VALHOR.
Chaque ligne totalise 100 % du chiffre d’affaires du profil : un producteur qui vend à la fois au particulier du village et à une jardinerie de la région voisine n’est compté que dans un seul profil, celui qui pèse le plus dans ses ventes. L’observatoire ne publie pas de moyenne nationale toutes catégories confondues, si bien que la part du local dans l’ensemble de l’horticulture française ne figure dans aucun document public.
Ce qui décide du rayon : le client
Part du chiffre d’affaires réalisée dans un rayon de 10 km, profil par profil, en 2023. La barre la plus longue sert d’échelle. Source : observatoire structurel, FranceAgriMer et VALHOR.
Le rayon suit le client. Les producteurs détaillants écoulent 78,5 % de leur chiffre d’affaires aux particuliers, qui viennent chercher leurs plants sur place : 71,3 % des ventes se concluent donc à moins de 10 km. Ceux qui travaillent avec les jardineries et les fleuristes basculent vers le régional, à 42,1 %, et expédient 36,4 % ailleurs en France. Le détail des clients de la filière est dans la répartition des ventes par type de client.
Les jeunes plants, seule activité vraiment exportatrice
L’export reste marginal pour la plupart des profils : 1,5 % du chiffre d’affaires chez les producteurs détaillants, 1,3 % chez ceux qui vendent à la distribution spécialisée. Trois profils s’en écartent. Les producteurs de jeunes plants et de plantes semi-finies vendant à d’autres producteurs placent 27,4 % à l’étranger et 45,3 % hors de leur région, soit près des trois quarts de leurs ventes expédiées loin. Les producteurs travaillant avec la grande distribution exportent 8,3 % et ceux qui vendent à des grossistes 7,8 %.
Vendre près de chez soi suppose une production proche des jardins, et c’est le cas de quatre régions qui concentrent 58,3 % du chiffre d’affaires horticole, détaillées dans quelles régions produisent les végétaux. À l’autre bout de la chaîne, la manière dont les foyers se procurent ces plantes est mesurée dans les achats de végétaux sur internet, et notre calendrier des semis indique quand mettre en terre ce que vous achetez.
Deux précautions de lecture. Les ventes d’un producteur qui passe par un grossiste sont rattachées à la zone du grossiste, et non au client final : l’observatoire le signale lui-même, ce qui rend la part « locale » des producteurs vendant à des grossistes plus forte qu’en réalité. Le périmètre, ensuite, laisse de côté les très petites structures et les producteurs qui ne commercialisent pas directement leurs plantes.