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La part des activités de diversification dans le chiffre d’affaires apicole

Vendre du miel ne suffit pas à faire vivre une exploitation apicole. Cire, pollen, propolis, produits transformés, pollinisation, élevage d’essaims et de reines : FranceAgriMer chiffre ce que ces activités rapportent, en part du chiffre d’affaires de l’exploitation. La figure 16 de son Observatoire les répartit entre deux tailles de rucher, et ce partage n’a rien d’uniforme.

En bref

Quelle part du chiffre d’affaires des apiculteurs vient des activités de diversification ?

La cire, le pollen, la propolis, les produits transformés, la pollinisation et l’élevage représentent 12,84 % du chiffre d’affaires d’un rucher de plus de 50 ruches, contre 1,26 % en dessous de 50 ruches, d’après FranceAgriMer. La vente de reines et d’essaims pèse à elle seule 5,67 % chez les plus grands ruchers, quand aucune activité ne dépasse 0,42 % chez les plus petits.

12,84 %
du chiffre d’affaires d’une exploitation de plus de 50 ruches
vient des activités de diversification, contre 1,26 % en dessous de 50 ruches

L’Observatoire de la production de miel, de gelée royale et des autres produits de la ruche consacre une de ses figures aux revenus qui ne viennent pas du miel. Le document de FranceAgriMer, paru en juillet 2025 pour la campagne 2024, place en page 11 sept activités côte à côte et donne chacune en pourcentage du chiffre d’affaires de l’exploitation, réparti en deux colonnes : les ruchers qui atteignent 50 ruches et ceux qui restent en dessous. Une dernière ligne additionne le tout.

Sept activités, deux tailles de rucher

Activité de diversificationMoins de 50 ruchesPlus de 50 ruches
Activité d’élevage (apicole)0,42 %5,67 %
Produits transformés utilisant du miel0,29 %3,29 %
Propolis0,26 %1,41 %
Pollen0,10 %1,35 %
Activité de pollinisation0,03 %0,62 %
Cire0,16 %0,34 %
Produits transformés utilisant de la gelée royale0 %0,16 %
Total des autres activités1,26 %12,84 %

Ce que rapporte chaque activité de diversification, exprimé en pourcentage du chiffre d’affaires de l’exploitation, campagne 2024, figure 16 du document, page 11. La ligne de total est imprimée sous les sept activités. Source : Observatoire de la production de miel et de gelée royale, FranceAgriMer, données 2024.

Chez les ruchers de plus de 50 ruches, deux activités font l’essentiel du complément de revenu. L’élevage apicole, autrement dit la vente de reines et d’essaims, pèse 5,67 % du chiffre d’affaires, et les produits transformés à base de miel, nougat, bonbons ou pain d’épices, 3,29 %. Viennent ensuite la propolis, 1,41 %, et le pollen, 1,35 %, deux productions que le document décrit comme des compléments plus que des revenus. La pollinisation de cultures, la cire et les produits transformés à la gelée royale ferment la marche, entre 0,62 % et 0,16 %.

La colonne des ruchers de moins de 50 ruches se lit tout autrement. Aucune ligne n’y dépasse 0,42 %, et l’ordre change : c’est encore l’élevage qui mène, suivi des produits transformés à base de miel, 0,29 %, puis de la propolis, 0,26 %. La cire, dernière ligne des grands ruchers, remonte à la quatrième place avec 0,16 %, devant le pollen, 0,10 %, et la pollinisation, 0,03 %. Une seule case est vide : aucun petit apiculteur ne déclare vendre des produits transformés à la gelée royale, ce qui colle à une production nationale portée par 280 producteurs seulement.

12,84 %
du chiffre d’affaires d’un rucher de plus de 50 ruches
1,26 %
du chiffre d’affaires d’un rucher de moins de 50 ruches
5,67 %
pour le seul élevage d’essaims et de reines chez les plus de 50 ruches

Ce que ces parts disent de la taille du rucher

La comparaison des deux colonnes montre que la diversification se déploie là où il y a des ruches à vendre et des volumes à transformer. Les ruchers de plus de 50 ruches transforment leur miel et élèvent des essaims, deux activités qui demandent du matériel, du temps et un débouché régulier. En dessous de 50 ruches, l’exploitation vend surtout ce que la ruche donne sans transformation, la cire, le pollen et la propolis, et le total reste sous 1,3 % du chiffre d’affaires.

Ces parts se lisent avec les fiches voisines : ce que chaque production représente en volume et où elle se vend sont sur les produits de la ruche en France, et ce que la crise traversée en 2023 a changé dans les façons de vendre sur les stratégies de vente des apiculteurs touchés. Le nombre de ruchers en activité et les volumes de miel sont sur les apiculteurs et les ruches en France, et le prix du vrac sur ce que vaut le miel en vrac.

La figure 16 vient de l’Observatoire de la production de miel, de gelée royale et des autres produits de la ruche, dont l’édition de juillet 2025 porte sur la campagne 2024. Les parts rapportées sont calculées sur le chiffre d’affaires de l’exploitation, vente de miel incluse, et non sur le seul revenu de diversification : additionner les sept lignes d’une colonne redonne le total imprimé sous elles. Les 4 002 réponses de l’enquête couvrent 5,8 % des apiculteurs recensés auprès de la DGAL, et les produits de diversification reposent sur des échantillons plus étroits encore. Ces données sont déclaratives : elles ne sortent pas d’une comptabilité d’exploitation.

Questions fréquentes

Quelle est la part des activités de diversification dans le revenu des apiculteurs ?
Elle dépend entièrement de la taille du rucher. FranceAgriMer l’établit à 12,84 % du chiffre d’affaires d’un rucher de plus de 50 ruches, contre 1,26 % en dessous de 50 ruches. Dans les deux cas, le miel reste la ressource principale et la diversification un complément.
Quelle activité de diversification rapporte le plus aux apiculteurs ?
L’élevage apicole, la vente d’essaims et de reines, avec 5,67 % du chiffre d’affaires d’un rucher de plus de 50 ruches et 0,42 % en dessous de 50 ruches. Les produits transformés à base de miel suivent, à 3,29 % et 0,29 %. Viennent ensuite la propolis, le pollen, la pollinisation, la cire et les produits transformés à la gelée royale.
Les petits apiculteurs vendent-ils des produits transformés à la gelée royale ?
Non, aucun n’en déclare dans la figure 16 : la ligne affiche 0 % en dessous de 50 ruches, contre 0,16 % au-delà. Cette production mobilise peu de monde en France, 280 producteurs, sur environ 5 400 ruches, et elle absorbe beaucoup de temps pour des volumes faibles.
Pourquoi la diversification rapporte-t-elle plus dans un grand rucher ?
Parce qu’elle suppose des volumes et du matériel. Transformer le miel en nougat ou en pain d’épices, élever des essaims et des reines, vendre un service de pollinisation : ces activités ne se montent pas sur quelques ruches. La figure 16 le montre ligne par ligne : l’élevage apicole passe de 0,42 % du chiffre d’affaires en dessous de 50 ruches à 5,67 % au-delà, et la transformation du miel de 0,29 % à 3,29 %.

Sources

  1. FranceAgriMer, enquête du cabinet Agrex Consulting, Observatoire 2025 de la production de miel, de gelée royale et des autres produits de la ruche, données 2024, édition de juillet 2025, consultée le 28 septembre 2026.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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