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Le logement prend 12,3 % du budget en commune rurale et 19,9 % à Paris

Du village au complexe de l’agglomération parisienne, ce que le loyer, l’énergie et les charges prennent au budget, et le poste qui décide de la pente.

En bref

Combien la maison et son énergie pèsent-elles dans le budget d’un ménage, selon la commune de résidence ?

En 2017, le logement, l’eau et l’énergie prenaient 12,3 % du budget d’un ménage rural, contre 19,9 % dans l’agglomération parisienne. Entre ces extrêmes, la part vaut 14,6 % dans les petites villes, 16,9 % dans les villes moyennes et 17,4 % dans les grandes villes, pour 16,3 % en moyenne. Elle monte donc à chaque marche de taille de commune, portée par le loyer, quand la facture d’énergie suit la pente inverse.

19,9 %
de la consommation totale passent dans le poste du logement dans le complexe de l’agglomération parisienne, contre 12,3 % en commune rurale, en 2017

Ces montants proviennent de l’enquête Budget de famille de l’INSEE, dont le tableau TF104 détaille les dépenses de l’année 2017, publié en 2020. Il croise les postes de consommation avec la commune de résidence, découpée en cinq modalités qui vont de la commune rurale au complexe de l’agglomération parisienne. Le poste suivi ici est la division 04, celle qui réunit ce qu’un foyer paie pour se loger et pour son énergie : le loyer de la résidence principale, aides au logement déduites, puis l’eau, les ordures, l’assainissement, les charges collectives, le petit entretien, l’électricité, le gaz et les autres combustibles. Le crédit immobilier, les gros travaux et les impôts restent hors de ce poste.

Une part qui grimpe avec la taille de la commune

Catégorie de communeLogement, eau et énergieConsommation totalePart dans le budget
Commune rurale3 333 €27 051 €12,3 %
Petites villes (moins de 20 000 hab.)3 870 €26 582 €14,6 %
Villes moyennes (20 000 à 100 000 hab.)4 288 €25 426 €16,9 %
Grandes villes (plus de 100 000 hab.)4 668 €26 825 €17,4 %
Complexe de l’agglomération parisienne6 338 €31 772 €19,9 %
Ensemble des ménages4 454 €27 408 €16,3 %

Montants annuels moyens par ménage en 2017, une ligne par modalité, celle de l’ensemble mise en avant. La part met ce poste en regard du total des dépenses de la même catégorie. Source : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF104.

La pente ne s’inverse à aucune modalité : 12,3 % en commune rurale, 14,6 % dans les petites villes, 16,9 % dans les villes moyennes, 17,4 % dans les grandes villes, 19,9 % dans le complexe de l’agglomération parisienne. La part gagne ainsi 7,6 points d’une extrémité à l’autre, alors que les sommes engagées, 3 333 euros et 6 338 euros, ne varient que dans un rapport de 1,9. Une partie du mouvement vient donc du dénominateur, qui change lui aussi de catégorie en catégorie : la consommation annuelle culmine à 31 772 euros pour cette catégorie, quand les villes moyennes ferment la marche à 25 426 euros.

Un écart porté par le loyer, freiné par le chauffage

Poste de la division 04Commune ruraleAgglomération parisienne
Loyers nets des aides au logement925 € (3,4 %)3 336 € (10,5 %)
Électricité, gaz et autres combustibles1 714 € (6,3 %)1 159 € (3,6 %)
Eau, ordures, assainissement et charges395 € (1,5 %)1 620 € (5,1 %)
Travaux courants d’entretien et de réparation223 € (0,8 %)174 € (0,5 %)
Autres dépenses d’habitation78 € (0,3 %)50 € (0,2 %)
Poste du logement entier3 333 € (12,3 %)6 338 € (19,9 %)

Les postes de la division 04 en 2017, dépense annuelle moyenne par ménage et, entre parenthèses, ce qu’ils pèsent dans le budget de la catégorie. Les sous-lignes arrondies ne retombent pas exactement sur le total du poste. Source : enquête Budget de famille, résultats 2017, tableau TF104.

Le loyer décide de la hiérarchie. Déduction faite des aides au logement et pour la seule résidence principale, il vaut 925 euros sur l’année dans un foyer rural, 3,4 % de sa consommation, contre 3 336 euros dans l’agglomération parisienne, 10,5 % : 7,1 points d’écart à lui seul, sur les 7,6 points du poste entier. Le chauffage travaille en sens contraire et en reprend une partie. L’électricité, le gaz et les autres combustibles représentent 1 714 euros sur l’année dans un foyer rural, 6,3 % du budget, contre 1 159 euros dans l’agglomération parisienne, 3,6 % : 2,7 points qui jouent contre la pente générale. L’eau, les ordures et les charges la renforcent au contraire, 1 620 euros et 5,1 % d’un côté, 395 euros et 1,5 % de l’autre. Le petit entretien et les autres dépenses d’habitation restent marginaux dans les deux cas.

7,6 points
séparent la part du logement d’un ménage rural, 12,3 %, et celle d’un ménage de l’agglomération parisienne, 19,9 %
6,3 %
du budget rural passent dans l’électricité, le gaz et les autres combustibles, contre 3,6 % dans l’agglomération parisienne
1,9 fois
plus de dépense de logement dans l’agglomération parisienne, 6 338 euros par an, qu’en commune rurale, 3 333 euros

Ce que cette part laisse à cultiver

La place du logement dans le budget ne dit rien de la surface dont on dispose dehors, et le tableau de l’INSEE ne croise pas les deux. Il éclaire en revanche ce qui reste à dépenser une fois le loyer et l’énergie payés, et l’enquête s’arrête à la consommation : ni le crédit immobilier ni les gros travaux n’y figurent. Pour situer votre propre budget de jardin, partez du budget annuel d’un ménage pour son jardin et de la dépense de végétaux selon la commune. Le même poste se lit aussi par statut d’occupation, par âge et par niveau de vie. Sans terrain, une jardinière de balcon ou un bac potager en tissu permettent de cultiver quand même, et une irrigation au goutte-à-goutte limite la consommation d’eau d’un petit potager.

Repères. Les sommes sont des moyennes par ménage sur l’année, arrondies, et les taux rapportent une ligne de détail au total des dépenses de la même catégorie, ce qui laisse bouger le dernier dixième. Les lignes de la division 04 ne rejoignent pas exactement le poste entier : celui-ci vaut 3 333 euros en commune rurale quand ses sous-lignes arrondies en totalisent 3 335. Les cinq modalités ne comptent pas le même nombre de foyers, et l’INSEE n’en publie qu’une moyenne, sans total national par modalité. Le total des dépenses laisse de côté la division hors champ, qui porte les impôts et taxes, les gros travaux et les remboursements. Ces données décrivent 2017 : elles situent des territoires à une date donnée, et non le coût du logement actuel.

Questions fréquentes

Le logement pèse-t-il plus lourd dans une grande ville qu’à la campagne ?
Oui. En 2017, il représentait 12,3 % du budget d’un ménage rural et 17,4 % dans les grandes villes de plus de 100 000 habitants. La part progresse à chaque marche, jusqu’à 19,9 % dans le complexe de l’agglomération parisienne, pour 16,3 % en moyenne nationale.
Pourquoi la part du logement monte-t-elle avec la taille de la commune ?
Le loyer en porte l’essentiel. Une fois les aides au logement déduites, il vaut 925 euros sur l’année dans un foyer rural, contre 3 336 euros dans l’agglomération parisienne, soit 7,1 points de consommation en plus sur les 7,6 points qui séparent les deux catégories. L’écart de budget total joue aussi, 27 051 euros contre 31 772 euros.
La facture d’énergie des ménages ruraux est-elle plus élevée ?
Oui, en part comme en montant. L’électricité, le gaz et les autres combustibles totalisent 1 714 euros sur l’année et 6,3 % du budget à un ménage rural, contre 1 159 euros et 3,6 % dans l’agglomération parisienne. Ce poste joue donc contre la pente générale du logement, sans l’annuler.
Quelle part du budget le logement prend-il pour l’ensemble des ménages ?
En 2017, tous logements et toutes communes confondus, le poste du logement représentait 4 454 euros sur l’année, soit 16,3 % d’une consommation totale de 27 408 euros. C’est la ligne d’ensemble du tableau, entre les 12,3 % ruraux et les 19,9 % de l’agglomération parisienne.

Sources

  1. INSEE, Les dépenses des ménages en France en 2017, enquête Budget de famille, Insee Résultats, tableaux des dépenses annuelles moyennes par ménage (TF101, TF102, TF103, TF104, TF105, TF106 et TF107), données 2017, publié le 15 septembre 2020.

Fiche publiée le 27 septembre 2026, mise à jour le 27 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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