Ces montants proviennent de l’enquête Budget de famille de l’INSEE, dont le tableau TF104 détaille les dépenses de l’année 2017, publié en 2020. Il croise les postes de consommation avec la commune de résidence, découpée en cinq modalités qui vont de la commune rurale au complexe de l’agglomération parisienne. Le poste suivi ici est la division 04, celle qui réunit ce qu’un foyer paie pour se loger et pour son énergie : le loyer de la résidence principale, aides au logement déduites, puis l’eau, les ordures, l’assainissement, les charges collectives, le petit entretien, l’électricité, le gaz et les autres combustibles. Le crédit immobilier, les gros travaux et les impôts restent hors de ce poste.
Une part qui grimpe avec la taille de la commune
| Catégorie de commune | Logement, eau et énergie | Consommation totale | Part dans le budget |
|---|---|---|---|
| Commune rurale | 3 333 € | 27 051 € | 12,3 % |
| Petites villes (moins de 20 000 hab.) | 3 870 € | 26 582 € | 14,6 % |
| Villes moyennes (20 000 à 100 000 hab.) | 4 288 € | 25 426 € | 16,9 % |
| Grandes villes (plus de 100 000 hab.) | 4 668 € | 26 825 € | 17,4 % |
| Complexe de l’agglomération parisienne | 6 338 € | 31 772 € | 19,9 % |
| Ensemble des ménages | 4 454 € | 27 408 € | 16,3 % |
Montants annuels moyens par ménage en 2017, une ligne par modalité, celle de l’ensemble mise en avant. La part met ce poste en regard du total des dépenses de la même catégorie. Source : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF104.
La pente ne s’inverse à aucune modalité : 12,3 % en commune rurale, 14,6 % dans les petites villes, 16,9 % dans les villes moyennes, 17,4 % dans les grandes villes, 19,9 % dans le complexe de l’agglomération parisienne. La part gagne ainsi 7,6 points d’une extrémité à l’autre, alors que les sommes engagées, 3 333 euros et 6 338 euros, ne varient que dans un rapport de 1,9. Une partie du mouvement vient donc du dénominateur, qui change lui aussi de catégorie en catégorie : la consommation annuelle culmine à 31 772 euros pour cette catégorie, quand les villes moyennes ferment la marche à 25 426 euros.
Un écart porté par le loyer, freiné par le chauffage
| Poste de la division 04 | Commune rurale | Agglomération parisienne |
|---|---|---|
| Loyers nets des aides au logement | 925 € (3,4 %) | 3 336 € (10,5 %) |
| Électricité, gaz et autres combustibles | 1 714 € (6,3 %) | 1 159 € (3,6 %) |
| Eau, ordures, assainissement et charges | 395 € (1,5 %) | 1 620 € (5,1 %) |
| Travaux courants d’entretien et de réparation | 223 € (0,8 %) | 174 € (0,5 %) |
| Autres dépenses d’habitation | 78 € (0,3 %) | 50 € (0,2 %) |
| Poste du logement entier | 3 333 € (12,3 %) | 6 338 € (19,9 %) |
Les postes de la division 04 en 2017, dépense annuelle moyenne par ménage et, entre parenthèses, ce qu’ils pèsent dans le budget de la catégorie. Les sous-lignes arrondies ne retombent pas exactement sur le total du poste. Source : enquête Budget de famille, résultats 2017, tableau TF104.
Le loyer décide de la hiérarchie. Déduction faite des aides au logement et pour la seule résidence principale, il vaut 925 euros sur l’année dans un foyer rural, 3,4 % de sa consommation, contre 3 336 euros dans l’agglomération parisienne, 10,5 % : 7,1 points d’écart à lui seul, sur les 7,6 points du poste entier. Le chauffage travaille en sens contraire et en reprend une partie. L’électricité, le gaz et les autres combustibles représentent 1 714 euros sur l’année dans un foyer rural, 6,3 % du budget, contre 1 159 euros dans l’agglomération parisienne, 3,6 % : 2,7 points qui jouent contre la pente générale. L’eau, les ordures et les charges la renforcent au contraire, 1 620 euros et 5,1 % d’un côté, 395 euros et 1,5 % de l’autre. Le petit entretien et les autres dépenses d’habitation restent marginaux dans les deux cas.
Ce que cette part laisse à cultiver
La place du logement dans le budget ne dit rien de la surface dont on dispose dehors, et le tableau de l’INSEE ne croise pas les deux. Il éclaire en revanche ce qui reste à dépenser une fois le loyer et l’énergie payés, et l’enquête s’arrête à la consommation : ni le crédit immobilier ni les gros travaux n’y figurent. Pour situer votre propre budget de jardin, partez du budget annuel d’un ménage pour son jardin et de la dépense de végétaux selon la commune. Le même poste se lit aussi par statut d’occupation, par âge et par niveau de vie. Sans terrain, une jardinière de balcon ou un bac potager en tissu permettent de cultiver quand même, et une irrigation au goutte-à-goutte limite la consommation d’eau d’un petit potager.
Repères. Les sommes sont des moyennes par ménage sur l’année, arrondies, et les taux rapportent une ligne de détail au total des dépenses de la même catégorie, ce qui laisse bouger le dernier dixième. Les lignes de la division 04 ne rejoignent pas exactement le poste entier : celui-ci vaut 3 333 euros en commune rurale quand ses sous-lignes arrondies en totalisent 3 335. Les cinq modalités ne comptent pas le même nombre de foyers, et l’INSEE n’en publie qu’une moyenne, sans total national par modalité. Le total des dépenses laisse de côté la division hors champ, qui porte les impôts et taxes, les gros travaux et les remboursements. Ces données décrivent 2017 : elles situent des territoires à une date donnée, et non le coût du logement actuel.