Ces montants sont tirés du tableau TF104 de l’enquête Budget de famille, diffusé par l’INSEE en 2020 sur les dépenses de 2017. Le tableau croise chaque poste de consommation avec le type de commune de résidence, des villages aux grandes agglomérations. Le poste retenu est la ligne « Horticulture, accessoires et frais de livraison » de la nomenclature : les plantes et les fleurs, les articles de jardinage et les frais d’envoi. La ligne CTOTALE, qui réunit tout ce que le foyer a consommé dans l’année, sert de dénominateur aux parts.
Une pente régulière du village à la grande ville
| Catégorie de commune | Plantes, fleurs et accessoires | Consommation totale | Part du budget |
|---|---|---|---|
| Commune rurale | 178 € | 27 051 € | 0,7 % |
| Petites villes (moins de 20 000 hab.) | 175 € | 26 582 € | 0,7 % |
| Villes moyennes (20 000 à 100 000 hab.) | 150 € | 25 426 € | 0,6 % |
| Grandes villes (plus de 100 000 hab.) | 109 € | 26 825 € | 0,4 % |
| Complexe de l’agglomération parisienne | 125 € | 31 772 € | 0,4 % |
| Ensemble des ménages | 143 € | 27 408 € | 0,5 % |
Moyenne annuelle par foyer en 2017, les cinq catégories dans l’ordre de l’enquête et la ligne d’ensemble mise en avant. La dernière colonne rapporte la ligne horticulture au total de la consommation du groupe. Source : INSEE, enquête Budget de famille, données 2017, tableau TF104.
Le montant décroît sur les trois premières marches : 178 euros par ménage en commune rurale, 175 dans les petites villes, 150 dans les villes moyennes. Il tombe ensuite à 109 euros dans les grandes villes, soit 69 euros de moins qu’en commune rurale, puis remonte à 125 euros dans l’agglomération parisienne. Rapportée au budget total, la pente est la même : 0,7 % de la consommation en commune rurale et dans les petites villes, 0,6 % dans les villes moyennes, 0,4 % dans les grandes villes et dans l’agglomération parisienne.
Moyenne annuelle par foyer pour les plantes, les fleurs et les accessoires de jardin en 2017, une barre par catégorie de commune. Source : INSEE, enquête Budget de famille, données 2017, tableau TF104.
Plus d’euros à Paris, moins de poids dans le budget
La remontée de l’agglomération parisienne tient à un budget global plus élevé, pas à un rayon de plantes plus large. Un ménage y consomme 31 772 euros par an, contre 27 408 euros en moyenne nationale, si bien que 125 euros de plantes et d’accessoires n’y pèsent que 0,4 % du total, la part la plus faible du tableau avec les grandes villes. À l’inverse, la commune rurale, dont le budget total reste proche de la moyenne, y consacre la part la plus forte, 0,7 %.
Ce que la commune change dans votre budget
La commune où vous vivez déplace la dépense de quelques dizaines d’euros par an, sans la renverser : de 109 à 178 euros selon l’endroit, pour une moyenne de 143 euros. Si vous vivez en ville et disposez de peu de surface, un bac potager en tissu ou une jardinière de balcon permet de cultiver sans terrain, et un goutte-à-goutte arrose sans se déplacer. Pour vous situer, partez du budget annuel d’un ménage pour son jardin, puis de la dépense par région, du type de logement ou de la part portée par chaque taille de commune.
À lire avec trois réserves. La moyenne porte sur les foyers, achat ou non : un foyer qui n’achète aucun végétal, ou qui vit sans jardin ni balcon, entre dans le calcul. Les montants sont ceux de 2017 et ne disent donc rien des prix actuels ; ils comparent des territoires, pas des époques. Enfin, la ligne horticulture n’est pas le budget par foyer acheteur du panel FranceAgriMer et VALHOR : elle y ajoute les articles de jardinage et les frais d’envoi.