Ces parts viennent de la page 16 du rapport annuel du panel consommateurs Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR, publié en juin 2026 sur les données 2025. La planche intitulée « Agglomération » répartit les sommes dépensées en végétaux selon la taille de la commune de résidence, et la compare à la structure du pays. Elle oppose deux séries : la dépense des individus acheteurs de végétaux, en vert, et l’ensemble de la population des 18 ans et plus, en gris, 52 374 719 personnes cette année-là. La série de la dépense repose sur les 6 012 individus acheteurs de 18 ans et plus interrogés par le panel.
Cinq classes, du rural à l’agglomération parisienne
| Taille de commune | Part de la dépense en végétaux | Part de la population 18+ |
|---|---|---|
| Plus de 100 000 habitants | 32 % | 31 % |
| Rural de moins de 2 000 habitants | 22 % | 21 % |
| Moins de 20 000 habitants | 16 % | 18 % |
| Agglomération parisienne | 15 % | 17 % |
| Moins de 100 000 habitants | 15 % | 14 % |
Part de chaque taille de commune dans les sommes dépensées en végétaux, et poids de la même classe dans la population des 18 ans et plus, en 2025. Chaque série est rapportée à 100 %. Source : rapport annuel du panel Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR.
Part de chaque taille de commune dans les sommes dépensées en végétaux en 2025. Source : panel consommateurs Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR.
Une dépense calquée sur la carte de la population
Les deux colonnes du tableau se répondent presque trait pour trait. Les trois plus grandes classes d’achat sont aussi les trois plus grandes classes de population : les communes de plus de 100 000 habitants portent 32 % des sommes pour 31 % des adultes, le rural de moins de 2 000 habitants 22 % pour 21 %, et les communes de moins de 20 000 habitants 16 % pour 18 %. Vivre dans une grande ville ou dans un village ne fait donc pas basculer la dépense en végétaux : le poids d’une classe dans les achats ressemble à son poids dans le pays.
Un seul écart se détache nettement, et il est négatif. L’agglomération parisienne porte 15 % des sommes dépensées pour 17 % de la population des 18 ans et plus, deux points sous son poids d’adultes, comme les communes de moins de 20 000 habitants, 16 % contre 18 %. Les trois autres classes dépensent un point au-dessus de leur part de population : les communes de plus de 100 000 habitants, le rural de moins de 2 000 habitants et celles de moins de 100 000 habitants.
Deux précautions de lecture. Le panel répartit des parts et ne publie pas le nombre d’habitants de chaque classe : les colonnes disent le poids d’un groupe dans la dépense globale, pas le montant qu’un foyer y consacre. Et la série de population s’arrête à 101 % une fois les cinq classes additionnées, du fait des arrondis à l’unité de la planche, quand celle de la dépense tombe juste à 100 %.
Ce que cela change pour votre budget
La taille de la commune ne décide pas à elle seule de la dépense. La même planche la montre très proche de la structure du pays, et les autres planches de la page déplacent l’écart vers la composition du foyer et le type de logement. Si vous vivez dans une commune de moins de 20 000 habitants ou dans l’agglomération parisienne, votre classe dépense un peu moins que son poids de population, sans que la planche dise pourquoi : moins d’achats, un budget plus faible ou moins de surfaces à planter. Pour situer votre propre budget, comparez-le au budget annuel moyen des ménages acheteurs, puis au poids de chaque région, au type de logement et à la tranche de revenu.