Une entreprise horticole ne vend pas seulement ce qu’elle cultive. Une part de son chiffre d’affaires vient de végétaux achetés ailleurs puis revendus : c’est le négoce. L’observatoire structurel des entreprises de l’horticulture et de la pépinière ornementales sépare les deux, un chiffre d’affaires horticole qui inclut le négoce et un chiffre d’affaires de production qui l’exclut, et publie l’écart sous le nom de taux d’achat-revente sur les fiches de profil, de part du négoce sur les fiches nationales et régionales. La présente fiche réunit ces taux, sur les données 2023.
Le taux d’achat-revente, profil par profil
| Profil de producteurs | Taux d’achat-revente | Entreprises |
|---|---|---|
| Producteurs sur le marché du paysage | 24,2 % | 245 |
| Producteurs détaillants | 20,9 % | 1 414 |
| Producteurs vendant à la grande distribution | 20,1 % | 65 |
| Producteurs vendant à d’autres producteurs | 13,2 % | 119 |
| Producteurs vendant à la distribution spécialisée | 13,0 % | 379 |
| Producteurs vendant à des grossistes | 12,3 % | 519 |
Taux d’achat-revente des six profils de producteurs en 2023, en part de leur chiffre d’affaires horticole, et nombre d’entreprises de chaque profil. Source : observatoire structurel des entreprises de l’horticulture et de la pépinière ornementales, données 2023, étude AND International pour FranceAgriMer et VALHOR.
Les six profils se coupent en deux groupes. Au-dessus de 20 %, les pépinières tournées vers le paysage et les collectivités (24,2 %), les producteurs détaillants (20,9 %) et ceux qui vendent à la grande distribution (20,1 %). En dessous de 14 %, les producteurs vendant à d’autres producteurs (13,2 %), à la distribution spécialisée (13,0 %) et à des grossistes (12,3 %). Le document ne commente pas cet écart et n’en donne pas l’explication.
Une part stable depuis 2019, très variable selon la région
Le négoce ne gagne pas de terrain d’une édition à l’autre. La part du négoce dans le chiffre d’affaires horticole est de 16,6 % en 2019, 14,3 % en 2021 et 16,9 % en 2023, sur un périmètre qui bouge lui aussi : 3 041 entreprises suivies en 2019, 3 134 en 2021 et 2 741 en 2023. En montant, le chiffre d’affaires horticole de la filière passe de 1 475 millions d’euros en 2019 à 1 760 millions en 2023.
| Région | Part du négoce en 2023 | Part du négoce en 2021 |
|---|---|---|
| Normandie | 28,6 % | 17,2 % |
| Île-de-France | 24,9 % | 20,9 % |
| Grand-Est | 21,8 % | 17,0 % |
| Bourgogne-Franche-Comté | 18,7 % | 15,5 % |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | 18,4 % | 15,7 % |
| Bretagne | 16,5 % | 12,7 % |
| Occitanie | 16,1 % | 16,2 % |
| Pays de la Loire | 15,3 % | 12,9 % |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 15,2 % | 12,6 % |
| Hauts-de-France | 13,8 % | 18,4 % |
| Nouvelle-Aquitaine | 13,5 % | 13,6 % |
| Centre-Val de Loire | 10,2 % | 10,9 % |
Part du négoce dans le chiffre d’affaires horticole, par région, en 2023 et en 2021. Source : observatoire structurel des entreprises de l’horticulture et de la pépinière ornementales, données 2023, FranceAgriMer et VALHOR.
D’une région à l’autre, la part du négoce varie de 10,2 % en Centre-Val de Loire à 28,6 % en Normandie, soit près du triple, devant l’Île-de-France (24,9 %) et le Grand-Est (21,8 %). Cinq régions passent la moyenne nationale de 16,9 %, sept restent en dessous. La Normandie est aussi la région où la part a le plus monté entre 2021 et 2023, quand les Hauts-de-France ont suivi le chemin inverse, de 18,4 % à 13,8 %. À l’échelle d’une exploitation, ces parts se lisent avec ce que rapporte un hectare de production, un ratio qui exclut justement le négoce, et avec la carte des régions de production. La destination de ces végétaux est détaillée dans où vendent les entreprises horticoles.
Périmètre de lecture. L’observatoire couvre la France hors Corse et hors DOM, et ne suit pas toutes les entreprises du secteur : 2 741 structures en 2023, contre 3 134 en 2021 et 3 041 en 2019. Certains taux régionaux reposent sur des effectifs faibles, 65 entreprises pour le profil grande distribution, 79 en Île-de-France, ce qui rend les variations d’une édition à l’autre sensibles au renouvellement de l’échantillon. Les profils, enfin, sont définis par le principal client de l’entreprise : celle qui vend surtout à des particuliers est comptée chez les producteurs détaillants, même si elle livre aussi une jardinerie.