Ce chiffre n’est pas une moyenne d’années mises bout à bout : c’est une tendance. Elle est calculée sur les séries mensuelles homogénéisées de Météo-France, corrigées des changements d’instrument ou d’emplacement des stations pour que ces modifications ne créent pas de fausse rupture. L’indicateur repose sur 30 stations réparties de façon équilibrée sur le territoire métropolitain, et un test statistique de Mann-Kendall vérifie que la pente se distingue bien de la variabilité d’une année sur l’autre.
Une fourchette de +0,2 à +0,4 °C par décennie
Sur la période 1959-2021, le réchauffement de la température moyenne annuelle est compris entre +0,2 °C et +0,4 °C par décennie, avec une tendance centrale d’environ +0,3 °C par décennie. Ce rythme n’est ni régulier dans le temps, ni homogène sur le territoire : l’augmentation s’est nettement accentuée depuis les années 1980.
L’été se réchauffe donc plus rapidement que l’hiver sur la période 1959-2021, dans la plupart des régions. Pour le jardin, l’endroit de l’année où tombe le degré compte autant que le degré lui-même : une hausse en janvier trouve des plantes au repos, la même hausse en juillet tombe sur des cultures qui transpirent et réclament de l’eau.
Les journées à plus de 25 °C gagnent 4 à 6 jours par décennie
| Zone | Journées à plus de 25 °C gagnées par décennie |
|---|---|
| Littoral nord-atlantique | 1 jour |
| Le plus souvent en France métropolitaine | 4 à 6 jours |
| Régions méridionales | 8 jours |
Tendance observée depuis 1961 sur les journées dites estivales, dont la température maximale dépasse 25 °C. Source : indicateur du ministère de la Transition écologique, données Météo-France.
Le compteur du gel descend à l’inverse : depuis 1961, le nombre de jours de gel recule dans toutes les régions, avec 2 à 4 jours de gel en moins par décennie selon les zones. Le détail régional, avec les normales 1961-1990 puis 1991-2020, est dans jours de canicule et de gel par an.
Ce que cela change au potager
Le cumul se lit sur la dernière décennie complète : la période 2015-2024 se situe à +2,2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, et +1,9 °C au-dessus de la moyenne 1961-1990. Sur trente ans, cela suffit à déplacer la date de dernière gelée et à allonger la période sans risque. Le calculateur de dates de semis situe votre commune sur trois niveaux de risque ; la fiche réchauffement du climat français donne l’ampleur cumulée depuis 1900, et normales climatiques et déficit d’arrosage traduit la hausse en besoin en eau.
Tendances et comptages : indicateur « températures de l’air en métropole » du ministère de la Transition écologique, données Météo-France, actualisé le 13 février 2026, pour les tendances par décennie, les journées estivales et les jours de gel ; Chiffres clés du climat, édition 2025 du SDES pour l’écart de la décennie 2015-2024 à la période préindustrielle. Une tendance par décennie et un écart cumulé ne se comparent pas directement : la première décrit une pente, le second une différence entre deux périodes.