Ces repères viennent du rapport annuel du panel Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR, publié en juin 2026 sur les données 2025. Le dispositif interroge chaque mois 7 000 foyers représentatifs des foyers français. Le segment couvre les fleurs coupées et les plantes d’intérieur achetées pour la maison, l’appartement ou la véranda.
Le premier poste de dépense, le dernier des volumes
Les plantes et fleurs d’intérieur occupent une place asymétrique dans le budget des ménages. Elles prennent 39 % des sommes dépensées en végétaux, loin devant l’extérieur d’ornement et ses 29 %, alors qu’elles ne représentent que 15 % des quantités achetées. Un foyer achète donc peu de végétaux d’intérieur, mais il les paie cher à l’unité : 12,90 euros en moyenne, contre 4,80 euros pour un végétal d’extérieur d’ornement. Dans un marché en recul, c’est aussi celui qui résiste le mieux, et il reste le principal contributeur aux dépenses.
Un taux de foyers acheteurs au plus bas depuis 2019
Part des foyers français ayant acheté au moins un végétal d’intérieur dans l’année, de 2020 à 2025. Source : rapport annuel du panel Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR.
La baisse est lente mais continue : 53 % des foyers acheteurs en 2021, 47 % en 2025, un point perdu sur la dernière année. C’est le taux le plus faible depuis 2019. Le nombre de foyers concernés suit, à 13,6 millions en 2025 contre 13,9 millions en 2024. Mesurée au niveau des personnes, la part est plus sévère que celle des foyers, puisque le panel ne compte que les individus ayant réellement fait l’achat, et elle est inchangée depuis 2024.
Un budget stable, un prix qui monte
| Année | Prix moyen par végétal |
|---|---|
| 2019 | 10,80 € |
| 2020 | 10,90 € |
| 2021 | 11,70 € |
| 2022 | 11,60 € |
| 2023 | 11,70 € |
| 2024 | 12,80 € |
| 2025 | 12,90 € |
Prix moyen d’un végétal d’intérieur acheté par les ménages français, de 2019 à 2025. Source : rapport annuel du panel Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR.
Le budget annuel d’un foyer acheteur se maintient à 62,50 euros, alors que le marché du segment recule de 5 % en sommes dépensées et de 6 % en volumes achetés. La baisse vient donc du nombre de foyers acheteurs, pas de ce que chacun dépense. Dans le même temps, la quantité achetée par foyer se réduit légèrement, 4,7 végétaux contre 4,9 en 2024, et le prix unitaire progresse : 12,90 euros en 2025 contre 10,80 euros en 2019. À budget constant, le foyer achète donc un peu moins de végétaux, un peu plus chers.
Des achats étalés sur l’année, et faits pour offrir
Contrairement à l’extérieur, dont les ventes se concentrent au printemps, les végétaux d’intérieur se répartissent sur les douze mois, avec un pic en décembre. La répartition s’uniformise même : les achats reculent entre février et juin, historiquement les mois les plus dynamiques, et le taux de foyers acheteurs sur janvier à avril rejoint désormais celui du reste de l’année. Cette dispersion change la façon d’acheter, puisque la plante n’est plus liée à la saison de plantation mais à un moment de la vie du foyer.
Ces achats se font majoritairement pour offrir, le plus souvent à une personne hors du foyer, et c’est encore plus vrai en sommes dépensées qu’en nombre d’achats. Les occasions personnelles et les achats pour se faire plaisir restent prédominants, mais reculent, tandis que les occasions calendaires se maintiennent. Côté circuits, la grande distribution et les fleuristes sont les lieux les plus fréquentés, suivis des jardineries. Chez les fleuristes, les végétaux d’intérieur représentent 52 % des quantités et 60 % des sommes vendues.
Savoir quand et à quel prix ce marché se joue ne dit rien de la façon de garder une plante en vie. Pour la suite, nos repères d’arrosage sont dans Quand arroser ses plantes d’intérieur, et le diagnostic d’une feuille qui jaunit dans Orchidée à feuilles jaunes.
Les 39 % et 15 % décrivent la place du segment dans l’ensemble des achats de végétaux des ménages en 2025, sapins de Noël exclus, telles que le rapport annuel les publie au chapitre sur le poids des différents marchés. Les parts de chaque segment, arrondies par la source, totalisent entre 99 % et 101 % selon l’année. Le budget de 62,50 euros est une moyenne : il porte sur les foyers qui ont acheté au moins un végétal d’intérieur, pas sur l’ensemble des ménages, et il exclut l’outillage, les pots et les accessoires. Le nombre de foyers acheteurs de végétaux, tous segments confondus, est dans la fiche Combien de Français achètent des végétaux chaque année, et le détail par segment dans Comment se répartit la dépense en végétaux des ménages.