Présentation
Ce qui pique, et ce que la paume encaisse
Des gants de jardinage anti épines à paume épaisse ne servent pas à tout faire au jardin : ils servent à un geste précis, celui que l'on redoute. Vous ouvrez un rosier en fin d'hiver, vous cherchez la branche morte au milieu des autres, et votre main passe entre des tiges couvertes d'épines. C'est là que la paume travaille. Ici, la paume et les doigts sont entièrement pris dans une enduction épaisse, souple et grenue, qui s'arrête net en une courbe visible sur le dessus de la main.
Que se passe-t-il quand une épine appuie ?
C'est le point le plus important de cette page. Une paume épaisse encaisse les épines courantes des rosiers et des ronces : vous sentez la tige, vous sentez le point dur, et sur la plupart des gestes vous ne vous piquez pas. Aucun gant de jardin ne rend pour autant une main invulnérable. Une grosse épine bien perpendiculaire, appuyée de tout le poids du corps, reste une grosse épine. Cette paire vous permet de travailler vite et sans crispation, elle ne vous dispense pas de regarder où vous posez la main.
Pourquoi le dessus de la main reste en tricot
Parce qu'une main qui taille pendant une heure transpire. Le dos tricoté laisse passer l'air, la main sèche entre deux gestes, et le gant ne devient pas désagréable au troisième arbuste. C'est un compromis assumé : l'enduction se trouve là où la tige frotte, le tricot se trouve là où la main respire. La frontière entre les deux se voit à l'oeil nu, elle dessine une courbe nette.
La prise sur le sécateur
C'est l'autre effet de cette paume grenue. Un manche de sécateur, surtout par temps froid, tourne dans une main nue ou dans un gant lisse. La texture froissée de l'enduction accroche le manche et vous laisse serrer sans reprendre appui à chaque coupe. Même chose sur une tige de ronce que l'on sort d'un massif : la paume tient la tige, vous tirez d'un coup, et la ronce vient.
Jusqu'où monte le gant
Jusqu'au poignet, pas plus haut. Un poignet côtelé élastique referme le gant sur le bras et retient la terre qui tomberait à l'intérieur pendant que vous travaillez bras levés. En revanche, l'avant bras reste découvert. Pour entrer dans un fourré, complétez par une manche longue et solide : cette paire s'occupe de la main, pas du reste.
Ce qui s'use, et ce que l'on fait ensuite
La paume. Toujours la paume, et c'est normal : c'est elle qui frotte, qui serre et qui prend les points durs. Un gant de jardin se remplace, il ne se répare pas. Lavez la paire à l'eau claire après une séance de taille, laissez-la sécher à plat loin d'un radiateur, et regardez la paume de temps en temps. Quand elle marque, quand elle s'ouvre, changez-la sans état d'âme.
Une paire, ou cinq ?
C'est la seule chose à trancher avant de commander, et cela ne se joue pas sur ce que vous recevez, qui est identique. Cela se joue sur votre fréquence de taille. Si vous sortez le sécateur quelques fois dans la saison et que vous lavez la paire après usage, une paire suffit. Si vous taillez souvent, si plusieurs personnes jardinent chez vous, ou si vous voulez en enfiler une propre pendant qu'une autre sèche, prenez le conditionnement de cinq paires.