Présentation
Comment savoir si la terre est encore humide plus bas que le doigt ?
Un testeur de sol 3 en 1 se plante droit dans la terre, contre la motte, et répond à une question que le doigt tranche mal : faut-il arroser aujourd'hui, ou la terre garde-t-elle encore de l'eau en profondeur ? Celui-ci travaille sans aucune pile. Les deux longues pointes d'acier plantées dans une terre humide suffisent à faire bouger l'aiguille, ce qui veut dire qu'il répond le jour où vous le ressortez du tiroir, en mars, après un hiver sans y toucher.
Une mesure à la fois, choisie au sélecteur
Le petit curseur qui coulisse sous le cadran commande tout. Vous le placez sur l'humidité, vous lisez, vous le déplacez sur l'acidité, vous lisez de nouveau, puis sur la lumière si la question se pose. L'appareil ne donne jamais deux indications en même temps, et c'est la logique de cet instrument : une question, une position, une lecture. L'aiguille part, oscille, puis se pose dans une bande du cadran, et c'est cette bande que vous notez.
Deux longues pointes, et pourquoi la longueur compte
Un arrosage léger mouille les premiers centimètres et laisse la terre sèche juste en dessous, là où les racines travaillent. Le doigt enfoncé dans un pot ne va pas plus loin qu'une phalange, et la surface d'un massif peut sembler sèche alors que la motte est encore gorgée d'eau. Les deux tiges d'acier de cet appareil descendent bien plus bas que cela, ce qui change complètement la réponse dans un grand pot ou dans un massif paillé.
À quoi sert la troisième position, la lumière ?
C'est celle qu'on oublie, et souvent la plus utile avant de planter. Vous promenez l'appareil dans le jardin ou dans la maison, vous relevez au milieu de la journée à l'endroit envisagé, puis vous comparez deux ou trois coins entre eux. La lecture est relative : elle vous dit quel emplacement reçoit plus que l'autre, ce qui suffit pour décider où installer une fougère plutôt qu'une plante de plein soleil.
Une tendance, lue là où vous plantez les pointes
Il ne dose ni l'azote, ni le phosphore, ni le potassium, et il ne dit rien de la composition chimique de votre terre. Ce qu'il donne est une tendance, à l'endroit exact où les pointes sont enfoncées et à l'instant où elles y sont : humide ou sec, plutôt acide ou plutôt calcaire, plus clair ou plus sombre. Aucune de ces indications n'a la valeur d'un prélèvement envoyé en analyse, et c'est l'écart d'un relevé à l'autre qui vous servira de repère. Savoir que la terre est encore humide en profondeur vaut déjà mieux que d'y planter le doigt.
On le retire, on l'essuie, on le range
Trois gestes suffisent à garder des relevés justes : l'appareil ne séjourne pas en terre, il ne va ni dans l'eau ni dans un liquide quelconque, et ses pointes s'essuient après chaque relevé. Ne forcez pas non plus contre une pierre ou un sol durci, les tiges se tordent et la mesure devient fausse. Ces limites ne sont pas des défauts cachés, elles décrivent un instrument de relevé ponctuel, que l'on sort, que l'on lit et que l'on range.
Le temps d'attente, seule vraie difficulté
Une valeur d'humidité stable demande une dizaine de minutes une fois les pointes en terre. C'est long quand on a la main sur l'arrosoir, mais une lecture prise dans les premières secondes descend systématiquement trop bas. Profitez-en pour faire un deuxième point ailleurs sur la même planche : deux relevés valent bien mieux qu'un seul, surtout dans un massif où la terre n'a pas la même tenue partout.