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Le particulier, premier client des horticulteurs français avec 23,2 % des ventes

La part des particuliers, des jardineries, des GMS et des six autres circuits de vente dans le chiffre d’affaires des horticulteurs, région par région.

En bref

Quels circuits achètent la production horticole française ?

Premier débouché de l’horticulture française, les particuliers absorbent 23,2 % du chiffre d’affaires des producteurs en 2023, devant les jardineries, 20,7 %, et les autres producteurs, 11,7 %. Cette part varie de 7,6 % en Pays de la Loire à 49,4 % en Normandie, et les jardineries prennent la première place en Bretagne, dans le Grand Est et en Pays de la Loire.

Le particulier, premier circuit de vente du pays

Les 2 741 entreprises horticoles et de pépinière ornementales suivies par l’observatoire ont réalisé 1 760 243 milliers d’euros de chiffre d’affaires horticole en 2023. La table « Répartition des ventes par circuit » de l’édition nationale dit à qui cet argent est allé : 23,2 % aux particuliers, qui achètent sur l’exploitation, sur un marché ou à distance, 20,7 % aux jardineries, 11,7 % aux autres producteurs, 10,3 % aux grossistes, 9,0 % aux grandes surfaces, et le reste à six circuits plus étroits, des entreprises du paysage aux coopératives. Le particulier est donc le premier débouché de l’horticulture française, devant la jardinerie.

Particuliers23,2 %
Jardineries20,7 %
Producteurs11,7 %
Grossistes10,3 %
GMS9,0 %
Entreprises du paysage8,1 %
Collectivités6,5 %
Fleuristes4,9 %
Sociétés commerciales3,0 %
Coopératives1,5 %
VPC et internet1,1 %

Part de chaque circuit dans le chiffre d’affaires horticole des entreprises françaises en 2023, France hors Corse et DOM. La barre des particuliers sert d’échelle aux dix autres. Source : observatoire structurel national, données 2023, FranceAgriMer et VALHOR, étude AND International.

De 7,6 % à 49,4 % : la vente au particulier est un marqueur régional

Deux régions voisines ne vendent pas au même client. En Normandie, 49,4 % du chiffre d’affaires horticole part au particulier ; en Pays de la Loire, 7,6 % seulement, la région écoulant l’essentiel de ses végétaux par les jardineries et les grossistes. La Bourgogne-Franche-Comté (34,6 %) et l’Occitanie (30,6 %) vendent elles aussi près d’un tiers de leur production en direct, quand la Bretagne (18,5 %) et les Pays de la Loire restent sous les 20 %.

RégionParticuliersJardineriesGMS
Normandie49,4 %12,8 %3,8 %
Bourgogne-Franche-Comté34,6 %20,1 %10,2 %
Occitanie30,6 %17,9 %1,5 %
Île-de-France29,1 %10,6 %4,5 %
Centre-Val de Loire27,9 %14,7 %3,5 %
Grand Est27,6 %31,7 %8,2 %
Auvergne-Rhône-Alpes25,9 %14,6 %17,0 %
Nouvelle-Aquitaine25,6 %17,3 %6,7 %
Hauts-de-France24,0 %8,9 %5,2 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur21,8 %12,4 %1,4 %
Bretagne18,5 %32,8 %10,8 %
Pays de la Loire7,6 %30,5 %12,1 %
Ensemble23,2 %20,7 %9,0 %

Part des particuliers, des jardineries et des GMS dans les ventes de chaque région en 2023, France hors Corse et DOM, régions classées par part des particuliers. Source : observatoire structurel national, données 2023, FranceAgriMer et VALHOR.

Les jardineries dessinent un second partage, presque inverse. Elles prennent 32,8 % des ventes bretonnes et 31,7 % des ventes du Grand Est, contre 8,9 % dans les Hauts-de-France : la région qui vend le moins au particulier n’est pas celle qui vend le plus en jardinerie, la Normandie n’en écoulant que 12,8 %. Les GMS restent partout un circuit minoritaire, mais leur poids varie de 1,4 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur et 1,5 % en Occitanie à 17,0 % en Auvergne-Rhône-Alpes et 12,1 % en Pays de la Loire, douze fois plus.

Grossistes, producteurs, paysage : les quatre autres circuits

RégionGrossistesProducteursEntreprises du paysageCollectivitésFleuristes
Normandie9,0 %3,5 %6,4 %9,5 %3,3 %
Bourgogne-Franche-Comté9,1 %7,3 %5,6 %10,3 %2,0 %
Occitanie5,9 %23,0 %6,9 %6,7 %1,2 %
Île-de-France12,5 %2,0 %19,3 %10,0 %9,6 %
Centre-Val de Loire8,5 %7,4 %13,9 %9,7 %2,6 %
Grand Est2,6 %2,9 %4,5 %5,8 %16,3 %
Auvergne-Rhône-Alpes6,4 %7,1 %11,6 %6,4 %1,4 %
Nouvelle-Aquitaine4,5 %9,7 %10,4 %6,0 %14,1 %
Hauts-de-France3,3 %29,3 %7,2 %8,6 %4,1 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur38,1 %6,8 %7,9 %5,8 %2,2 %
Bretagne9,1 %7,1 %3,9 %3,2 %1,0 %
Pays de la Loire11,8 %20,1 %6,1 %5,3 %3,4 %
Ensemble10,3 %11,7 %8,1 %6,5 %4,9 %

Part des cinq circuits suivants dans les ventes de chaque région en 2023, France hors Corse et DOM. « Producteurs » désigne les ventes à d’autres producteurs, « entreprises du paysage » les ventes aux entreprises d’entretien et de création de jardins. Source : observatoire structurel national, données 2023, FranceAgriMer et VALHOR.

Chaque région a son circuit signature. La Provence-Alpes-Côte d’Azur écoule 38,1 % de sa production par les grossistes, presque quatre fois la part nationale, quand le Grand Est n’en passe que 2,6 %. Les Hauts-de-France vendent 29,3 % à d’autres producteurs et l’Occitanie 23,0 %, tandis que l’Île-de-France place 19,3 % de ses ventes auprès des entreprises du paysage. Le Grand Est réalise 16,3 % de ses ventes auprès des fleuristes et la Nouvelle-Aquitaine 14,1 %, quand la Bretagne et l’Occitanie restent à 1,0 % et 1,2 %. La Bretagne se distingue enfin par la coopérative, à 11,4 % de ses ventes, part que ne dépasse aucune autre région.

23,2 %
des ventes horticoles vont aux particuliers
49,4 %
en Normandie, première région pour la vente directe
38,1 %
des ventes passent par les grossistes en PACA

Deux circuits gagnent du terrain, six en perdent

Entre 2021 et 2023, à champ courant, les ventes aux entreprises du paysage progressent de 7,1 % et celles destinées aux grossistes de 4,3 %. Les six autres circuits reculent : les jardineries de 14,8 %, les fleuristes de 15,0 %, les GMS de 7,6 %, les collectivités de 3,1 %, les producteurs de 2,8 % et la ligne des particuliers de 10,0 %, vente par correspondance comprise.

Ce que compte l’observatoire. Une entreprise horticole ou de pépinière entre dans le périmètre dès lors que son activité ornementale occupe au moins un demi-poste de travail, ce qui correspond à un peu plus de 15 000 euros par an. Les ateliers de diversification restent donc dehors, et l’édition laisse de côté la Corse et les DOM. Deux tables portent ces circuits dans le même document : celle des parts en pourcentage en détaille onze, celle des montants, publiée pour les évolutions, n’en compte que huit et réunit la vente par correspondance avec les particuliers, ainsi que les sociétés commerciales et les coopératives avec les grossistes. Cette fiche ne cite en euros que le chiffre d’affaires total.

Ces parts décrivent le producteur, pas l’acheteur : elles disent ce que l’horticulteur encaisse, pas ce que le jardinier dépense, un végétal vendu à une jardinerie étant revendu avec la marge de celle-ci. La mesure côté jardinier est dans où les ménages achètent leurs plantes et leurs fleurs, la zone de vente des producteurs dans où les entreprises horticoles vendent leurs végétaux, et le poids de chaque région dans le chiffre d’affaires horticole dans les régions de production horticole.

Questions fréquentes

Quel est le premier débouché des horticulteurs français ?
Les particuliers, qui absorbent 23,2 % de leur chiffre d’affaires en 2023, devant les jardineries, 20,7 %, et les autres producteurs, 11,7 %. Les grossistes prennent 10,3 % des ventes et les grandes surfaces 9,0 %.
Quelle région vend le plus directement aux particuliers ?
La Normandie, avec 49,4 % de ses ventes horticoles réalisées auprès des particuliers en 2023, suivie de la Bourgogne-Franche-Comté, 34,6 %, et de l’Occitanie, 30,6 %. À l’opposé, les Pays de la Loire ne vendent que 7,6 % en direct, la part la plus faible des douze régions.
Dans quelles régions les jardineries sont-elles le premier circuit ?
En Bretagne, où elles prennent 32,8 % des ventes, dans le Grand Est, 31,7 %, et en Pays de la Loire, 30,5 %. Ailleurs, leur part reste sous les 21 %, jusqu’à 8,9 % dans les Hauts-de-France. Au niveau national, elles arrivent juste derrière les particuliers, avec 20,7 %.
Les régions vendent-elles toutes de la même façon ?
Non. La Normandie réalise 49,4 % de ses ventes auprès des particuliers et 12,8 % auprès des jardineries, quand les Pays de la Loire font l’inverse, 7,6 % aux particuliers et 30,5 % aux jardineries. La Provence-Alpes-Côte d’Azur passe surtout par les grossistes, 38,1 %, les Hauts-de-France par les autres producteurs, 29,3 %, et le Grand Est par les fleuristes, 16,3 %.

Sources

  1. FranceAgriMer et VALHOR, étude AND International, Observatoire des données structurelles des entreprises de l’horticulture et de la pépinière ornementales, données 2023, résultats 2023, enquête 2024, édition janvier 2025.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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