Ces repères viennent des chiffres clés du paysage 2024, douzième édition de l’enquête menée de mars à juillet 2025 par l’institut Xerfi pour l’Union nationale des entreprises du paysage auprès de 1 084 entreprises et 10 360 salariés, complétée par les données de la MSA pour la France métropolitaine et de la CGSS pour l’Outre-mer. Les 8 100 créations nettes d’emploi en deux ans figurent sur la page de synthèse du document, aux côtés des 140 300 actifs et des 112 400 salariés.
Huit mille postes nets en deux ans
Le document compte les personnes qui travaillent dans une entreprise du paysage au 31 décembre de l’année, salariés et non-salariés réunis. Entre fin 2022 et fin 2024, ce total a gagné 8 100 personnes. Le nombre d’entreprises suit le même mouvement : la profession est passée de 32 450 structures en 2022 à 33 550 en 2024, soit plus de 1 100 de plus en deux ans. Le détail des structures employeuses est dans notre fiche Les entreprises du paysage.
Salariés et indépendants ne progressent pas au même rythme
| Statut | Actifs au 31 décembre 2024 |
|---|---|
| Salariés | 112 400 |
| Non-salariés | 27 900 |
| Ensemble des actifs | 140 300 |
Répartition des actifs du paysage selon leur statut au 31 décembre 2024, chiffres clés du paysage 2024, enquête Xerfi pour l’Unep.
Les non-salariés forment donc près d’un actif du paysage sur cinq, et ce sont pour l’essentiel des chefs d’entreprise. Cela dessine la silhouette du secteur : 61,5 % des entreprises n’ont aucun salarié et l’entreprise moyenne compte trois salariés. Un jardinier-paysagiste qui travaille seul est un actif de plus dans ces 140 300, mais pas un salarié de plus dans les 112 400. Les contrats et la saisonnalité de ces emplois sont détaillés dans notre fiche Les salariés du paysage.
Le solde annuel, plus modeste que le total
| Année | Solde embauches moins départs |
|---|---|
| 2014 | -2 700 |
| 2016 | -150 |
| 2018 | 6 900 |
| 2020 | 7 400 |
| 2022 | 5 650 |
| 2024 | 4 100 |
Solde annuel entre les embauches et les départs de salariés du paysage, par année, chiffres clés du paysage 2024, enquête Xerfi pour l’Unep. Le solde est négatif en début de période, positif depuis 2018.
Le solde annuel est le résultat d’un mouvement continu : en 2024, le secteur a embauché 30 700 salariés, soit un taux d’embauche de 27,5 %, et enregistré 26 600 départs, soit un taux de sortie de 24 %. Le solde net est particulièrement favorable aux entreprises de 20 à 49 salariés, qui gagnent 1 450 collaborateurs. Parmi les nouveaux CDI, 45 % travaillaient auparavant dans une autre entreprise du secteur et 28 % sont des jeunes diplômés, signe d’un renouvellement de la main-d’œuvre autant que d’une croissance.
Ce que ça change pour votre jardin
Ces emplois supplémentaires accompagnent un marché où la demande reste soutenue : les particuliers fournissent à eux seuls 49 % du chiffre d’affaires de la profession. Concrètement, le nombre d’équipes disponibles augmente, et avec lui la concurrence sur les devis. Pour situer les ordres de grandeur, notre fiche Faire appel à un professionnel pour son jardin donne la dépense moyenne des ménages, et Création et entretien explique ce qui relève de l’un ou de l’autre. Si vous entretenez vous-même, un taille-haie ou un sécateur électrique couvrent les gestes courants.
La page de synthèse et la page des acteurs du même document ne se recoupent pas exactement : la première annonce 8 100 créations nettes d’emploi en deux ans, la seconde une progression de 3 % des 140 300 actifs par rapport à 2022. Les deux mesures sont reproduites ici telles que le document les publie. Le périmètre est celui de la branche du paysage : France métropolitaine et départements et régions d’Outre-mer, salariés comme non-salariés, au 31 décembre de chaque année.