Tout vient des tableaux de l’enquête Budget de famille de l’INSEE pour 2017, mis en ligne en septembre 2020. Les valeurs sont des dépenses annuelles moyennes par ménage, pour la nourriture et les boissons sans alcool achetées pour la maison : les repas pris dehors, au restaurant, à la cantine ou à l’hôtel, relèvent d’un autre poste et ne sont pas comptés ici. La ligne des légumes comprend les pommes de terre et les autres tubercules, celle des fruits les fruits frais, les agrumes, les fruits séchés et les fruits au sirop ou surgelés.
Deux lignes, un poids qui ne recule pas
| Niveau de vie | Fruits | Légumes | Fruits et légumes | Part de la dépense alimentaire |
|---|---|---|---|---|
| Décile 1 | 207 € | 309 € | 516 € | 18,0 % |
| Décile 3 | 247 € | 363 € | 610 € | 17,2 % |
| Décile 5 | 263 € | 386 € | 649 € | 16,1 % |
| Décile 7 | 360 € | 426 € | 786 € | 17,3 % |
| Décile 10 | 596 € | 716 € | 1 312 € | 20,0 % |
| Ensemble des ménages | 336 € | 449 € | 785 € | 17,8 % |
Dépense annuelle moyenne par ménage en 2017, selon le niveau de vie. La part est calculée sur la dépense alimentaire du même ménage. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF106.
La part est presque la même aux deux extrémités de l’échelle : 18,0 % au premier décile, 20,0 % au dernier. Elle est plus basse au milieu, à 16,1 % au cinquième décile. Les fruits et les légumes ne suivent donc pas la pente de l’alimentation entière, dont la part dans la consommation totale recule de 17,8 % au premier décile à 13,6 % au dernier. Le détail du budget alimentaire, poste par poste, viande et produits laitiers compris, montre où se situe la hiérarchie complète.
En montant, de un à deux et demi
Dépense annuelle moyenne par ménage en fruits et légumes, du premier au dernier décile de niveau de vie, en 2017. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE.
De 516 à 1 312 euros, la dépense est multipliée par 2,5 entre le premier et le dernier décile. Les fruits progressent plus vite que les légumes : 207 euros au premier décile contre 596 au dernier, presque trois fois plus, quand les légumes passent de 309 à 716 euros, soit 2,3 fois. Un peu plus de la moitié de chaque ligne part en produits frais : 255 des 449 euros de légumes, et 191 des 336 euros de fruits.
D’une zone à l’autre
| Zone d’étude et d’aménagement du territoire | Fruits et légumes | Part de la dépense alimentaire |
|---|---|---|
| Région parisienne | 970 € | 20,5 % |
| Méditerranée | 832 € | 19,2 % |
| Sud-Ouest | 799 € | 18,5 % |
| DOM | 672 € | 17,9 % |
| Centre-Est | 793 € | 17,4 % |
| Ouest | 700 € | 16,4 % |
| Est | 709 € | 16,2 % |
| Bassin parisien | 703 € | 16,1 % |
| Nord | 661 € | 15,6 % |
| Ensemble des ménages | 785 € | 17,8 % |
Dépense annuelle moyenne par ménage en fruits et légumes en 2017, par zone d’étude et d’aménagement du territoire, et part dans la dépense alimentaire de la même zone. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF101.
C’est en région parisienne que les fruits et les légumes pèsent le plus dans l’assiette, 20,5 %, et dans le Nord qu’ils pèsent le moins, 15,6 %, soit cinq points d’écart. Pour un potager, ces lignes sont celles sur lesquelles il peut mordre : les légumes, pommes de terre comprises, arrivent au quatrième rang des dépenses alimentaires, derrière la viande, le pain et les céréales, et les produits laitiers. Ce qu’il en remplace vraiment est chiffré dans l’autoconsommation du potager, et le nombre de foyers concernés dans les potagers et vergers des ménages.
Un mot sur la lecture de ces montants. Chaque valeur est une moyenne annuelle par ménage, arrondie à l’euro : additionner les sous-lignes peut donc donner quelques euros de plus ou de moins que le total publié. L’enquête porte sur 2017 et ses résultats sont parus en 2020, avant l’inflation des années suivantes : ces montants servent de repères relatifs, pas de prix actuels. Chiffres : enquête Budget de famille de l’INSEE, Insee Résultats, tableaux TF101 et TF106.