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La restauration et les hôtels prennent 6,1 % du budget en petite ville et 9,4 % dans l’agglomération parisienne

La place des repas pris dehors et des nuits d’hôtel dans le budget d’un foyer, de la commune rurale à l’agglomération parisienne.

En bref

Combien un ménage consacre-t-il à la restauration et aux hôtels selon la taille de sa commune de résidence ?

En 2017, la restauration et les hôtels ont pris 6,1 % de la consommation totale dans les petites villes et 9,4 % dans le complexe de l’agglomération parisienne, pour 7,2 % en moyenne. La dépense annuelle va de 1 624 à 2 991 euros par ménage, et les repas pris au restaurant ou au café forment 48,1 % de la division en commune rurale contre 54,4 % dans l’agglomération parisienne.

De 6,1 % à 9,4 %
de la consommation totale, des petites villes à l’agglomération parisienne, en 2017

La matière est le tableau TF104 de l’enquête Budget de famille, diffusé par l’INSEE en septembre 2020 et décrivant les dépenses de l’année 2017. Le découpage retenu ici suit la commune de résidence, en cinq groupes ordonnés du plus rural au plus urbain. La division 11 de la nomenclature, intitulée restauration et hôtels, réunit les repas pris hors du domicile et les services d’hébergement. Chaque montant de cette division est rapporté à la ligne CTOTALE du même groupe, qui compte toutes les dépenses de l’année. Les pourcentages ne sont pas imprimés dans le tableau : nous les obtenons en divisant deux lignes publiées l’une par l’autre.

Un poids qui grimpe avec la taille du bassin de vie

Catégorie de communeConsommation totaleRestauration et hôtelsPart
Commune rurale27 051 €1 690 €6,2 %
Petites villes (moins de 20 000 hab.)26 582 €1 624 €6,1 %
Villes moyennes (20 000 à 100 000 hab.)25 426 €1 674 €6,6 %
Grandes villes (plus de 100 000 hab.)26 825 €1 980 €7,4 %
Complexe de l’agglomération parisienne31 772 €2 991 €9,4 %
Ensemble des ménages27 408 €1 972 €7,2 %

Dépense annuelle moyenne par foyer en 2017, une ligne par catégorie de commune. La dernière colonne rapporte la division 11 au total des dépenses du groupe. Source : INSEE, enquête Budget de famille, tableau TF104.

Commune rurale6,2 %
Petites villes6,1 %
Villes moyennes6,6 %
Grandes villes7,4 %
Agglomération parisienne9,4 %
Ensemble des ménages7,2 %

La part de la consommation totale laissée à la restauration et aux hôtels, groupe par groupe, en 2017. Source : INSEE, tableau TF104.

Le classement n’est pas parfaitement monotone : les petites villes ferment la marche à 6,1 %, juste derrière les communes rurales à 6,2 %, et l’écart ne se creuse vraiment qu’à partir des villes moyennes. Entre les deux extrémités, 3,3 points séparent les petites villes du complexe de l’agglomération parisienne. Cette amplitude se place au-dessus des 2,5 points qui séparent les types de ménage et en dessous des 6,3 points qui séparent les catégories socioprofessionnelles, sur la même division et la même année.

Ce que la division contient selon le lieu de vie

Catégorie de communeRestaurationHébergement
Commune rurale81,2 %18,8 %
Petites villes (moins de 20 000 hab.)83,3 %16,7 %
Villes moyennes (20 000 à 100 000 hab.)81,8 %18,2 %
Grandes villes (plus de 100 000 hab.)83,1 %16,9 %
Complexe de l’agglomération parisienne84,3 %15,7 %
Ensemble des ménages82,9 %17,1 %

Poids des deux groupes de la division 11, en pourcentage de la division elle-même, pour l’année 2017. Les deux colonnes se complètent. Source : INSEE, enquête Budget de famille, tableau TF104.

Commune rurale48,1 %
Petites villes48,6 %
Villes moyennes50,0 %
Grandes villes54,4 %
Agglomération parisienne54,4 %
Ensemble des ménages51,9 %

La part de la division 11 prise par les repas au restaurant, au café ou au bar, la catégorie 1111 du tableau, en 2017. Source : INSEE, tableau TF104.

Restaurants et cantines ne se partagent pas la division de la même façon selon le lieu de vie. Les repas pris dans un restaurant, un café ou un bar en forment 48,1 % en commune rurale et 54,4 % dans le complexe de l’agglomération parisienne : plus le bassin de vie est dense, plus la table tient de place dans cette ligne. Les cantines scolaires et professionnelles suivent un chemin contraire, avec leur poids le plus fort en commune rurale, 21,5 % de la division, contre 15,2 % dans les grandes villes. L’hébergement, lui, reste entre 15,7 % et 18,8 % selon les groupes, sans direction nette.

La division 11 ne compte que les repas pris hors du domicile et les nuitées : les courses alimentaires relèvent d’une autre division, et le jardin d’agrément d’une autre encore. Comparer ces 6,1 % au budget jardin d’un ménage ligne à ligne n’aurait donc pas de sens ; le repère sert à situer deux usages possibles de la même somme. La division est aussi, dans le budget d’un foyer, l’un des postes qui progressent avec le niveau de vie, comme le logement, l’eau et l’énergie.

Pour un foyer installé en ville, ce poste est le premier candidat à l’allègement quand le budget se resserre, et il est aussi le plus difficile à réduire sans changer d’habitudes : ce que le potager retire du panier ne joue pas sur les repas pris dehors. Le même découpage de la commune de résidence appliqué aux dépenses de jardin donne la part du jardin dans la consommation : elle, décroît de la campagne vers Paris, à l’inverse de la restauration.

Questions fréquentes

Le budget de la restauration et des hôtels augmente-t-il vraiment avec la taille de la ville ?
Oui, quand on le mesure en part de la consommation totale : 6,2 % en commune rurale, 6,1 % dans les petites villes, 6,6 % dans les villes moyennes, 7,4 % dans les grandes villes et 9,4 % dans le complexe de l’agglomération parisienne, pour une moyenne de 7,2 % en 2017. Le classement bute seulement sur les deux premières marches, où les petites villes passent sous les communes rurales. La dépense annuelle suit le même mouvement, de 1 624 à 2 991 euros par ménage.
Cette part de 9,4 % dans l’agglomération parisienne vient-elle d’un budget total plus élevé ?
Non, la part neutralise déjà le budget total : la dépense de restauration et d’hôtel y est rapportée au montant de l’année du même groupe. C’est justement dans le complexe de l’agglomération parisienne que ce montant est le plus haut, 31 772 euros par an contre 25 426 euros dans les villes moyennes, et la part y reste néanmoins la plus forte. Le groupe parisien dépense donc proportionnellement plus pour manger dehors et se loger en déplacement, pas seulement plus en valeur absolue.
Les cantines et les restaurants occupent-ils la même place selon la commune de résidence ?
Non, et les deux évoluent en sens opposé. Les repas pris au restaurant, au café ou au bar forment 48,1 % de la division 11 en commune rurale et 54,4 % dans le complexe de l’agglomération parisienne. Les cantines scolaires et professionnelles font l’inverse : 21,5 % de la division en commune rurale, contre 15,2 % dans les grandes villes. Les services d’hébergement, eux, restent entre 15,7 % et 18,8 % selon les groupes, sans tendance lisible.
De quoi la division restauration et hôtels est-elle composée ?
De deux groupes. La restauration, d’abord, qui réunit les repas au restaurant, les repas au café ou au bar, les cantines scolaires et professionnelles, et les autres dépenses de restauration ; elle occupe 82,9 % de la division pour l’ensemble des ménages en 2017. Les services d’hébergement, ensuite, pour 17,1 %. Les achats alimentaires en magasin et les boissons achetées relèvent d’autres divisions et restent hors de ce total.
Cette enquête porte-t-elle sur les dépenses de jardinage ?
Non, elle porte sur l’ensemble de la consommation des ménages. La division 11 n’est citée ici que pour situer un poste de dépense parmi les autres. La part du jardin se lit dans le même tableau TF104, sur la ligne horticulture et accessoires : elle diminue à mesure que la commune grandit, à l’inverse de la restauration. Les deux montants ne s’additionnent pas, chacun ayant son propre usage.

Sources

  1. INSEE, Les dépenses des ménages en France en 2017, enquête Budget de famille, Insee Résultats, tableaux des dépenses annuelles moyennes par ménage (TF101, TF102, TF103, TF104, TF105, TF106 et TF107), données 2017, publié le 15 septembre 2020.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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