La question porte sur les raisons déclarées du geste, pas sur les intentions de ceux qui n’ont pas encore adopté le tri. Elle a été posée aux personnes qui déclarent trier leurs déchets alimentaires et qui ne mettent pas leurs épluchures et restes de repas aux ordures ménagères, dans l’enquête de l’ADEME sur le tri à la source des biodéchets, menée auprès de 1 023 personnes interrogées, représentatives de la métropole. Les réponses étaient fermées, plusieurs choix étaient possibles : les parts qui suivent décrivent ce seul groupe et ne s’additionnent pas entre elles.
Raisons citées par les personnes qui trient, réponse à choix multiples, dans l’ordre décroissant. Source : enquête ADEME et Qualitest, édition avril 2025.
Réduire le volume jeté et la démarche écologique arrivent presque à égalité
La première raison citée est concrète : moins de déchets à sortir et à collecter, 62,1 %. La deuxième est une motivation de fond, la démarche environnementale, à 61,5 %. Le compost utile et gratuit pour le jardin ferme le trio de tête, cité par 49 % des personnes interrogées. Ces trois réponses se lisent donc d’abord comme des bénéfices pour soi : un volume en moins, un engrais en plus, une intention écologique qui rejoint les deux.
Le devoir citoyen et les consignes viennent après
Deux raisons liées à la norme collective suivent : le devoir citoyen, à 44,0 %, puis le respect des consignes de tri données par la collectivité, à 36,1 %. Le rapport en tire une conséquence pour les politiques publiques : si l’écologie et le bénéfice pratique sont de bons arguments pour convaincre, ces deux ressorts ne doivent pas être négligés pour élargir le cercle des personnes qui trient.
Une réserve de lecture : le commentaire du rapport attribue 49 % au devoir citoyen, alors que la barre correspondante de la figure 45 affiche 44,0 %, et 49 % est la valeur du compost utile et gratuit pour le jardin. Devant cette incohérence interne, c’est la figure, seule source chiffrée de la page, qui est reprise ici.
Une seule autre réponse citée, et une part infime
La dernière modalité de la figure, « autre (préciser) », recueille 1,2 % des réponses : la figure y rattache un seul exemple, nourrir les poules. Le reste des raisons avancées par les personnes interrogées tient donc dans les cinq items précédents, ce qui laisse peu de place à des motivations que l’enquête n’aurait pas prévues dans sa liste fermée.
Ces réponses disent pourquoi le geste est fait, pas comment il s’installe. Ce qui a fait basculer les trieurs est une autre question du même sondage, et les conditions réclamées par ceux qui ne trient pas portent sur du matériel. Pour la suite de l’habitude, voyez la fréquence des apports au composteur, et notre rayon composteurs pour l’équipement de la cuisine comme du jardin.