L’observatoire national de la filière horticole distingue deux grandeurs voisines : les emplois totaux, qui comptent les chefs d’entreprise, et les salariés permanents. En 2023, la production horticole française totalise, en équivalent temps plein, 15 545 emplois dont 10 035 salariés permanents. Rapportés aux 2 741 entreprises recensées, les emplois de la filière représentent 5,7 équivalents temps plein par entreprise, et 0,96 par hectare cultivé.
Les salariés forment donc près des deux tiers des emplois de la filière, 65 % dans la source, le reste revenant aux chefs d’entreprise, que la source additionne à son total.
Un effectif salarié qui résiste mieux que le nombre d’entreprises
| Indicateur | 2023 | 2021 | 2019 |
|---|---|---|---|
| Entreprises | 2 741 | 3 134 | 3 041 |
| Emplois totaux (ETP) | 15 545 | 19 074 | 17 110 |
| Dont salariés permanents (ETP) | 10 035 | 11 538 | 9 952 |
| ETP par entreprise | 5,7 | 6,1 | 5,6 |
| ETP par hectare | 0,96 | 1,05 | 0,93 |
Évolutions à champ courant, France hors Corse et DOM. Source : observatoire structurel 2023, résultats 2023, enquête 2024, FranceAgriMer et VALHOR.
Entre 2021 et 2023, les salariés permanents reculent de 13,0 %, de 11 538 à 10 035 équivalents temps plein. Le recul des emplois totaux est plus lourd, 18,5 % : la contraction de la filière a donc davantage porté sur les chefs d’entreprise que sur les salariés. Sur la période plus longue ouverte par le tableau, le contraste est net : les entreprises passent de 3 041 à 2 741 et les emplois totaux de 17 110 à 15 545 équivalents temps plein, quand le nombre de salariés permanents revient au niveau de 2019, 9 952 contre 10 035. L’observatoire invite à la prudence sur cette comparaison, la mise à jour de la liste des entreprises n’ayant pas été rétropolée sur les données 2019.
Où sont ces emplois
L’observatoire range chaque entreprise dans le groupe du circuit qui absorbe la majorité de son chiffre d’affaires. Les six groupes ainsi formés totalisent les 2 741 entreprises et les 15 545 emplois de la filière.
| Circuit de vente principal | Entreprises | Emplois (ETP) | ETP par entreprise |
|---|---|---|---|
| Vente directe aux particuliers, sur l’exploitation et les marchés | 1 414 | 4 350 | 3,1 |
| Jardineries et fleuristes | 379 | 4 386 | 11,6 |
| Grossistes spécialisés | 519 | 2 216 | 4,3 |
| Entreprises de paysage et collectivités, reboisement compris | 245 | 1 997 | 8,2 |
| Autres producteurs, jeunes plants et plantes semi-finies | 119 | 1 927 | 16,2 |
| Grandes surfaces alimentaires et de bricolage | 65 | 669 | 10,3 |
| Ensemble | 2 741 | 15 545 | 5,7 |
Emplois totaux en équivalent temps plein, chefs d’entreprise compris, par principal circuit de vente en 2023. Source : observatoire structurel 2023, FranceAgriMer et VALHOR.
Les deux premiers groupes s’équilibrent en emplois avec des profils opposés : 1 414 producteurs détaillants, surtout des PME familiales de 3,1 équivalents temps plein, et 379 entreprises vendant aux jardineries et aux fleuristes, qui en emploient 11,6 chacune. Le rapport va de 3,1 à 16,2 emplois par entreprise selon le circuit, et c’est la vente d’autres producteurs, jeunes plants et plantes semi-finies, qui emploie le plus par entreprise.
Ce que l’observatoire compte. Périmètre : France hors Corse et DOM. Sont retenues les entreprises pour lesquelles le végétal d’ornement représente au moins l’équivalent d’un mi-temps, soit 15 000 euros environ de chiffre d’affaires. Les ateliers de diversification et les structures non marchandes, lycées agricoles compris, en sortent. Les évolutions du tableau sont données à champ courant. La liste des entreprises a été mise à jour à partir des données 2021 : les valeurs 2021 sont recalculées et ne se comparent pas à celles de l’édition 2022, tandis que les valeurs 2017 et 2019 n’ont pas été rétropolées, ce qui demande la prudence sur les comparaisons avec 2019.
Le nombre d’entreprises de la filière, ses surfaces cultivées et son chiffre d’affaires sont réunis dans La filière horticole française, le détail des exploitations par activité dans la ventilation par spécialisation, et la géographie de la production dans la part des régions.