Ces trois parts ferment le dossier de presse du baromètre 2025 de l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep). La première porte sur des jardins conçus pour durer, demander peu d’entretien et résister au changement climatique ; la deuxième sur le savoir-faire reconnu au métier ; la troisième sur l’envie de conseil, climat et usage du jardin compris. L’enquête a été menée par l’Ifop les 12 et 13 mars 2025 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus.
Les priorités citées par les Français
Priorités citées par les personnes interrogées, en part des Français. Les quatre items totalisent 79 %, le dossier ne publiant pas les réponses restantes. Source : baromètre Ifop pour l’Unep, mars 2025.
L’esthétique arrive en tête, mais de peu : les trois autres priorités se tiennent dans un point, et deux d’entre elles portent sur l’écologie plutôt que sur l’apparence. Le manque de temps et de savoir-faire ferme la liste à 18 %, ce qui recoupe le recul du plaisir d’entretien mesuré ailleurs dans la même enquête : notre fiche L’entretien du jardin vécu comme une contrainte donne les 35 % de 2025 contre 29 % en 2022.
Un métier associé à la biodiversité
Le second chiffre place le métier devant les autres professionnels du cadre de vie cités dans le dossier, et cette légitimité se retrouve dans toutes les générations et toutes les régions étudiées. Qui sont ces entreprises, combien elles pèsent et comment elles se répartissent se lit dans Les entreprises du paysage en France ; la part des foyers qui font déjà appel à elles se trouve dans Faire appel à un professionnel pour son jardin.
Les moins de 35 ans, premiers demandeurs
Une génération se détache : chez les moins de 35 ans, 68 % répondent qu’ils feraient appel à un paysagiste pour dessiner un jardin plus écologique. Le dossier explique ce niveau par une moindre familiarité avec les codes du jardinage et une attente d’accompagnement sur mesure, en phase avec leurs valeurs. C’est aussi la génération qui bouge le plus ses pratiques : L’adaptation du jardin au changement climatique détaille les gestes qu’elle déclare mettre en œuvre.
Pour un particulier, ces résultats déplacent le devis : un projet de paysagiste se juge autant sur le choix des végétaux, la sobriété de l’entretien et la place laissée au vivant que sur le plan et le rendu. Ces critères se préparent avant l’appel, en sachant ce que votre terrain demande : notre calculateur de besoin en eau part du climat local, le calendrier du potager mois par mois cadre les plantations, et Le nombre de jardiniers amateurs en France situe le public concerné.
Lecture. L’Unep et l’Ifop écrivent « les Français » sans réserver leurs questions aux personnes qui ont un jardin : la fiche conserve ce périmètre, alors que 64 % des personnes interrogées seulement déclarent posséder un jardin. Les quatre priorités citées plus haut ne font pas le tour du sujet, le dossier ne publiant pas les réponses qui complètent le classement. Chaque croisement par âge repose sur un petit sous-échantillon, dans une enquête de 1 000 répondants.