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Fruits et légumes : la part du budget alimentaire monte de la commune rurale à l’agglomération parisienne

Ce que pèsent les deux rayons des végétaux dans l’assiette, catégorie de commune par catégorie, et pourquoi la part remonte là où le budget alimentaire, lui, recule.

En bref

Quelle place les fruits et les légumes prennent-ils dans le budget alimentaire selon la commune où le ménage réside ?

En 2017, les fruits et les légumes représentaient 20,7 % du budget alimentaire dans le complexe de l’agglomération parisienne, contre 15,7 % en commune rurale, pour 17,8 % en moyenne. La part monte à chaque marche : 16,1 % dans les petites villes, 17,8 % dans les villes moyennes, 18,8 % dans les grandes villes. En euros, la dépense annuelle d’un ménage va de 715 à 971 euros.

20,7 %
du budget alimentaire d’un ménage de l’agglomération parisienne passent dans les fruits et les légumes, contre 15,7 % en commune rurale, en 2017

Les montants sortent d’un tableau de l’enquête Budget de famille mis en ligne par l’INSEE en septembre 2020, qui décrit les dépenses de 2017. Sa variable de croisement est le type de commune de résidence, décliné en cinq modalités, du village au complexe de l’agglomération parisienne, une par colonne. Pour lire la place des végétaux dans l’assiette, deux lignes de la nomenclature sont additionnées : celle des fruits, puis celle des légumes, pommes de terre et autres tubercules comprises, comme l’intitulé exact le précise. Leur somme est ensuite rapportée à la division 01, qui porte la nourriture et les boissons sans alcool. Les repas pris à l’extérieur et l’alcool appartiennent à d’autres divisions : ils n’entrent ni au numérateur ni au dénominateur. Le pourcentage obtenu ne figure nulle part dans le document, il résulte de ce rapport entre deux lignes publiées.

De 15,7 % du budget alimentaire en commune rurale à 20,7 % à Paris

Catégorie de communeFruitsLégumesFruits et légumesPart du budget alimentaire
Commune rurale310 €417 €727 €15,7 %
Petites villes (moins de 20 000 hab.)296 €419 €715 €16,1 %
Villes moyennes (20 000 à 100 000 hab.)321 €415 €736 €17,8 %
Grandes villes (plus de 100 000 hab.)337 €455 €792 €18,8 %
Complexe de l’agglomération parisienne426 €545 €971 €20,7 %
Ensemble des ménages336 €449 €785 €17,8 %

Dépenses annuelles moyennes par ménage en 2017, une ligne par type de commune, la moyenne nationale mise en avant. La dernière colonne divise les deux colonnes de végétaux réunies par la dépense alimentaire du même groupe. Source : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF104.

La pente ne se renverse à aucune marche : 15,7 % en commune rurale, 16,1 % dans les petites villes, 17,8 % dans les villes moyennes, 18,8 % dans les grandes villes, 20,7 % dans le complexe de l’agglomération parisienne, pour 17,8 % en moyenne. Entre les deux extrémités, l’écart vaut 5,0 points. Il va dans le sens inverse de la dépense alimentaire totale, qui recule sur le même trajet, de 17,1 % à 14,8 % de la consommation totale, comme le détaille la fiche sur la part de l’alimentation selon la commune. Autrement dit, le rayon des fruits et légumes occupe une place plus large dans l’assiette là où l’assiette elle-même pèse le moins lourd.

5,0 points
de budget alimentaire en plus entre la commune rurale et l’agglomération parisienne, 15,7 % contre 20,7 %
727 € contre 971 €
de fruits et légumes par foyer et par an, aux deux extrémités du tableau, pour 785 € en moyenne
2,69 % à 3,06 %
de la consommation totale, tout compris, une fois ces achats rapportés à l’ensemble des dépenses du ménage

Rapportée au budget total, la part ne bouge presque pas

Catégorie de communeConsommation totaleFruits et légumesPart de la consommation totale
Commune rurale27 051 €727 €2,69 %
Petites villes (moins de 20 000 hab.)26 582 €715 €2,69 %
Villes moyennes (20 000 à 100 000 hab.)25 426 €736 €2,89 %
Grandes villes (plus de 100 000 hab.)26 825 €792 €2,95 %
Complexe de l’agglomération parisienne31 772 €971 €3,06 %
Ensemble des ménages27 408 €785 €2,86 %

Les mêmes montants, rapportés cette fois au total des dépenses de l’année, du loyer aux loisirs, ligne CTOTALE du tableau. Source : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF104.

Le contraste entre les deux lectures vient du dénominateur. La dépense en fruits et légumes progresse d’un tiers entre la commune rurale et l’agglomération parisienne, de 727 à 971 euros, quand la dépense alimentaire totale ne bouge presque pas, de 4 634 à 4 687 euros, et que le budget total, lui, gagne 4 721 euros. Une fois tout remis sur la consommation de l’année, l’écart se resserre donc à 0,37 point : de 2,69 % à 3,06 %. L’enquête ne dit pas ce qui explique la pente. Elle mesure des dépenses, où les quantités et les prix se mélangent, et les prix sont plus élevés dans l’agglomération parisienne. L’autoconsommation, plus fréquente hors des unités urbaines, peut aussi réduire les achats des ménages ruraux ; la fiche sur l’autoconsommation du potager chiffre ce que le jardin met directement dans l’assiette.

Repères. Les montants sont des moyennes par ménage et par an pour 2017, arrondies à l’euro, et les parts sont recalculées à partir de ces lignes arrondies, ce qui peut laisser un écart d’un centième avec un calcul mené sur les valeurs exactes. Deux pourcentages cohabitent ici : 20,7 % rapporte les fruits et légumes à la dépense alimentaire, 3,06 % les rapporte au total des dépenses de l’année. Aucun groupe n’est comparable en taille à un autre, l’enquête ne publiant que des moyennes. Le millésime est ancien enfin : il situe des territoires les uns par rapport aux autres en 2017, il ne dit rien des prix d’aujourd’hui.

Pour situer votre propre panier, la fiche sur les fruits et légumes selon la composition du ménage donne les mêmes montants par type de foyer et celle sur la part de l’alimentation en euros détaille les autres postes des courses. Côté jardin, un bac potager en tissu couvre quelques mètres carrés sur une terrasse, et un arrosage au goutte-à-goutte tient une culture de balcon sans contrainte horaire.

Questions fréquentes

Les fruits et les légumes pèsent-ils plus lourd dans le budget alimentaire d’un ménage urbain ?
Oui. En 2017, ils représentaient 20,7 % du budget alimentaire dans le complexe de l’agglomération parisienne et 18,8 % dans les grandes villes de plus de 100 000 habitants, contre 15,7 % en commune rurale. La part monte à chaque marche du tableau, jusqu’à 17,8 % en moyenne nationale.
Combien un ménage dépense-t-il pour les fruits et les légumes selon la commune où il vit ?
De 715 euros par an dans les petites villes à 971 euros dans le complexe de l’agglomération parisienne, en passant par 727 euros en commune rurale, 736 euros dans les villes moyennes et 792 euros dans les grandes villes. La moyenne nationale s’établit à 785 euros par ménage et par an.
Pourquoi la part des fruits et légumes monte-t-elle dans les grandes villes ?
Le tableau ne dit pas ce qui l’explique. Il mesure des dépenses, où les quantités et les prix se mêlent, et les prix sont plus élevés dans l’agglomération parisienne. L’autoconsommation, plus fréquente hors des unités urbaines, peut aussi réduire les achats des ménages ruraux.
Les pommes de terre sont-elles comptées avec les légumes dans ces montants ?
Oui. L’intitulé exact de la ligne est légumes y compris pommes de terre et autres tubercules. Les fruits forment une ligne distincte, additionnée à la précédente pour donner le total des deux rayons cité dans cette fiche.

Sources

  1. INSEE, Les dépenses des ménages en France en 2017, enquête Budget de famille, Insee Résultats, tableaux des dépenses annuelles moyennes par ménage (TF101, TF102, TF103, TF104, TF105, TF106 et TF107), données 2017, publié le 15 septembre 2020.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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