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La restauration et les hôtels prennent 10,2 % du budget des ménages les plus aisés et 5,3 % chez les plus modestes

Du premier au dixième décile, une part de la consommation qui double et une division dont le contenu bascule des cantines vers les nuits d’hôtel.

En bref

Quelle part de leur consommation totale les ménages consacrent-ils à la restauration et aux hôtels, selon leur niveau de vie ?

En 2017, les restaurants et les hôtels ont pris 5,3 % du budget d’un ménage du premier décile de niveau de vie, contre 10,2 % au dernier décile et 7,2 % en moyenne. La dépense correspondante passe de 851 à 4 928 euros par an, près de six fois plus. Dans la division, les cantines reculent de 30,3 % à 12,5 % quand les services d’hébergement montent de 10,3 % à 21,7 %.

De 5,3 % à 10,2 %
de la consommation totale, du premier au dernier décile de niveau de vie, pour la restauration et les hôtels en 2017

La matière est le tableau TF106 de l’enquête Budget de famille, diffusé par l’INSEE en septembre 2020 et décrivant les dépenses de l’année 2017. Il répartit les ménages en déciles de niveau de vie : dix groupes de taille égale, des plus modestes aux plus aisés. Cette fiche suit la division 11, intitulée restauration et hôtels, qui réunit les services de restauration et les services d’hébergement. Chaque montant est rapporté à la consommation totale du même décile. Les pourcentages ne sont pas imprimés dans le document : nous les obtenons en rapportant deux lignes publiées l’une à l’autre.

Une part qui double quand le budget triple

Niveau de vieConsommation totaleRestauration et hôtelsPart
Décile 116 123 €851 €5,3 %
Décile 218 322 €939 €5,1 %
Décile 320 071 €1 000 €5,0 %
Décile 422 638 €1 373 €6,1 %
Décile 523 787 €1 524 €6,4 %
Décile 627 081 €1 766 €6,5 %
Décile 729 059 €1 969 €6,8 %
Décile 832 645 €2 338 €7,2 %
Décile 935 867 €3 011 €8,4 %
Décile 1048 353 €4 928 €10,2 %
Ensemble des ménages27 408 €1 972 €7,2 %

Montants annuels moyens par ménage, en euros de 2017, classés du premier au dixième décile ; la ligne des ménages pris ensemble est mise en avant. La dernière colonne rapporte la dépense de la division 11 au total de la même ligne. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF106.

La part gagne 4,9 points entre les deux extrémités, de 5,3 % à 10,2 %, alors que le budget total, lui, triple à peine. La montée n’est pas régulière pour autant : la part recule d’abord légèrement, de 5,3 % au premier décile à 5,0 % au troisième, son point le plus bas, puis progresse sans interruption jusqu’au dernier. Un ménage du troisième décile met donc proportionnellement moins dans les restaurants et les hôtels que le plus modeste des dix.

851 €
de restaurants et d’hôtels sur l’année pour un ménage du premier décile, le plus petit des dix montants
4 928 €
pour un ménage du dernier décile, soit 5,8 fois plus
7,2 %
de la consommation totale en moyenne nationale, pour 1 972 euros par an

Des cantines qui perdent du poids au profit de l’hébergement

Poste de la division 11Premier décilePart au premier décileDernier décilePart au dernier décile
Restaurants et cafés424 €49,8 %2 499 €50,7 %
Cantines258 €30,3 %615 €12,5 %
Services d’hébergement88 €10,3 %1 071 €21,7 %
Autres dépenses de restauration81 €9,5 %744 €15,1 %

Dépense annuelle moyenne par ménage en 2017 pour les quatre postes de la division, et part de chaque poste dans les 851 euros du premier décile puis dans les 4 928 euros du dernier. Chiffres : enquête Budget de famille 2017 de l’INSEE, tableau TF106.

Le poids des cantines tombe de 30,3 % à 12,5 % de la division. Leur montant monte pourtant, de 258 à 615 euros, mais deux fois et demie seulement, quand l’ensemble de la division est multiplié par 5,8. L’hébergement fait le chemin inverse : 88 euros au premier décile, 1 071 au dernier, soit douze fois plus, et sa part passe de 10,3 % à 21,7 %. Les restaurants et les cafés, eux, tiennent leur rang, autour de la moitié de la division à tous les niveaux de vie. Le poids des cantines se lit aussi par composition du foyer, où elles portent l’essentiel de l’écart entre un couple avec enfants et une personne seule.

À l’intérieur de cette ligne des restaurants et cafés, le partage se retourne. Dans le premier décile, les repas pris dans un café, un bar ou un assimilé pèsent 274 euros contre 150 euros pour ceux pris dans un restaurant. Dans le dernier décile, l’ordre s’inverse nettement : 1 691 euros au restaurant, 808 euros au café ou au bar. La même division ne recouvre donc pas la même pratique selon le niveau de vie : cantines et comptoirs en bas de l’échelle, table et nuitée en haut.

Reste à situer la division. Dans le budget d’un foyer, elle pèse moins que le logement, l’eau et l’énergie ou que l’alimentation, dont la part recule au fur et à mesure que le niveau de vie monte. Elle appartient au petit groupe de postes qui progressent avec le budget, comme le jardin. Pour un foyer qui cherche à réduire cette ligne, ce que le potager retire du panier ne joue pas sur les repas pris dehors, mais le budget jardin d’un ménage montre l’autre usage possible de la même somme.

Repères. Les euros sont ceux de 2017 et représentent une moyenne par ménage sur l’année, arrondie ; les pourcentages, eux, sont calculés, ce qui peut décaler le dernier dixième. Un repas d’affaires, une nuit d’hôtel et un déjeuner à la cantine scolaire tombent dans la même division : elle ne compte pas seulement les sorties au restaurant. Les déciles partagent l’ensemble de la population, pas les seuls jardiniers. Enfin, ces montants décrivent une année précise, publiée en septembre 2020, avant l’inflation des années 2020 : ils comparent les ménages entre eux à une date donnée.

Questions fréquentes

Les ménages aisés consacrent-ils vraiment plus de leur budget aux restaurants et aux hôtels ?
Oui. En 2017, la division 11 prenait 5,3 % de la consommation totale au premier décile de niveau de vie et 10,2 % au dernier, pour 7,2 % en moyenne. La dépense annuelle correspondante passe de 851 à 4 928 euros par ménage.
Pourquoi la part des cantines reflue-t-elle chez les ménages les plus aisés ?
Parce que la division croît beaucoup plus vite que ce poste. Les cantines passent de 258 euros par ménage au premier décile à 615 euros au dernier, quand la division entière est multipliée par 5,8. Leur poids recule donc de 30,3 % à 12,5 %, sans que la dépense diminue.
Combien un ménage du dernier décile dépense-t-il en hébergement ?
1 071 euros par an en 2017, contre 88 euros pour un ménage du premier décile, soit douze fois plus. C’est le poste de la division qui progresse le plus vite, et sa part monte de 10,3 % à 21,7 % du total de la division.
Ces chiffres de 2017 décrivent-ils le budget d’aujourd’hui ?
Non, ils photographient l’année 2017 telle que l’INSEE l’a publiée en septembre 2020. Ils servent à comparer les ménages entre eux à cette date, pas à établir ce qu’un foyer dépense de nos jours.

Sources

  1. INSEE, Les dépenses des ménages en France en 2017, enquête Budget de famille, Insee Résultats, tableaux des dépenses annuelles moyennes par ménage (TF101, TF102, TF103, TF104, TF105, TF106 et TF107), données 2017, publié le 15 septembre 2020.

Fiche publiée le 28 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026. Une incohérence, une source plus récente ? Écrivez-nous à contact@jarditips.fr en citant la fiche et le chiffre. Notre façon de choisir et de dater une source est décrite sur la page Sources et méthode.

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